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Avant un voyage de Trump en Asie

Washington finalise des sanctions contre Pyongyang

Agence France-Presse

Les États-Unis ont formellement validé jeudi des sanctions annoncées en juin pour bloquer l'accès de la Corée du Nord au système financier américain, juste avant la tournée asiatique de Donald Trump dominée par la menace nucléaire nord-coréenne.

Les textes d'application du département du Trésor visent notamment la Bank of Dandong, implantée à la frontière avec la Corée du Nord et première banque chinoise frappée par des sanctions américaines. Cet établissement est accusé par les États-Unis de servir de «canal pour les activités financières illicites» de Pyongyang, notamment au profit de ses programmes balistiques et nucléaires.

Le Trésor américain a également publié jeudi un document pour mettre en garde les institutions financières contre les procédés utilisés selon lui par le régime de Kim Jong-Un pour contourner les sanctions américaines et internationales.

Le président américain doit se rendre à partir de ce weekend notamment au Japon et en Corée du Sud, ses deux alliés régulièrement menacés par la Corée du Nord, puis en Chine, partenaire traditionnel de Pyongyang. Depuis son élection il y a un an, Donald Trump insiste auprès des autorités chinoises pour qu'elles fassent pression sur les Nord-Coréens en vue de les convaincre de renoncer à leurs ambitions nucléaires.

À la veille de cette tournée, l'administration américaine n'avait en revanche toujours pas divulgué sa décision sur un autre volet de sa campagne de pression: réinscrire, ou pas, la Corée du Nord sur sa liste noire des «États soutenant le terrorisme», dont elle a été retirée en 2008.

Dans une loi promulguée le 2 août, les parlementaires américains avaient donné au secrétaire d'État américain Rex Tillerson 90 jours pour trancher.

Aux yeux du Congrès, la date-butoir pour faire connaître sa décision était mardi. Le département d'État considère, lui, avoir jusqu'à ce jeudi -- mais n'avait toujours rien annoncé en fin d'après-midi.

«C'est une option, c'est à l'étude. L'équipe du président l'examine dans le cadre d'une stratégie globale sur la Corée du Nord», a juste déclaré jeudi le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, promettant une décision «prochainement».

«Mais un régime qui tue quelqu'un dans un aéroport en utilisant un agent neurotoxique et un despote qui tue son frère de cette manière, c'est clairement un acte de terrorisme», a-t-il souligné en référence à la mort de Kim Jong-Nam, demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un, en février en Malaisie. Ce meurtre est un des principaux arguments invoqués par les parlementaires favorables à un retour de Pyongyang sur cette liste noire.

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