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Plus haut niveau d'ici la fin de l'année

Saison des grandes marées dans l’est du Québec

Agence QMI

Les yeux étaient tournés vers la mer dans l’est de la province lundi, alors qu’à Rimouski, par exemple, on attendait à 15 h 24 le plus haut niveau de marée prévu d'ici le 31 décembre.

Le niveau d'eau a atteint les 4,6 mètres annoncés, a souligné TVA Nouvelles.

Par chance, les deux autres éléments qui, associés aux grandes marées, entraînent des dommages, n'étaient pas présents, soit les vents qui soufflent vers les côtes et la basse pression atmosphérique. Le pire a donc été évité, lundi.

La Sécurité publique a tout de même commencé sa sensibilisation auprès des municipalités côtières.

«On est dans la période la plus potentiellement dangereuse, parce qu'il n'y a pas de glace. Sans glace, on a moins de protection de la côte, donc le déferlement de vagues peut être plus grand et peut avoir plus de conséquences. On surveille de façon régulière. Depuis quelques années, on demande aux municipalités de s'abonner à "Alertez-moi" d'Environnement Canada, pour qu'ils soient avisés des avertissements plus ponctuels», a expliqué le directeur régional (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine), Jacques Bélanger.

Les avis comme ceux de lundi sont désormais pris au sérieux dans l'Est, le souvenir des grandes marées de 2010 n'étant jamais bien loin. Certaines municipalités n'ont d'ailleurs toujours pas terminé les réparations associées à cet épisode.

C'est le cas de Grand-Métis qui a commencé ses travaux cette année, sept ans plus tard. Il aura fallu attendre quatre ans avant de recevoir le rapport de la Sécurité publique. De plus, au printemps, les effectifs ont été redirigés dans la grande région de Montréal en raison des inondations, de sorte que la municipalité n'était plus prioritaire.

Les travaux d'enrochement n'ont débuté que dernièrement. «Les travaux dans le secteur de l'Anse-des-Morts est essentiellement terminé. C'était un empierrement. Mais dans le secteur plus à l'ouest, ça va être une recharge de plage à faire», soutient le directeur des Services techniques de la MRC de la Mitis, Antoine Vallières-Nollet.

Pour ce dernier secteur justement, la directrice générale de Grand-Métis, Chantal Tremblay, ajoute: «C'était supposé d'être fait en ce moment. Ils ont notre dossier depuis mars. On attend encore. Il y a encore des petits détails techniques.»

Rappelons que la plus grosse tempête de l'hiver dernier a frappé le 30 décembre. Les Bas-Laurentiens ne se réjouissent donc pas trop vite, et demeurent sur le qui-vive.