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Aucun candidat n'a démontré de l'intérêt

La retraite du maire de Sainte-Félicité devra attendre

Agence QMI | TVA Nouvelles

Près de 48 h après les élections municipales, aucun candidat n'a encore démontré son intérêt pour le poste de maire à Sainte-Félicité, une municipalité d'environ 1200 habitants près de Matane.

Le maire sortant, Réginald Desrosiers, avait annoncé, il y a plusieurs mois, qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat.

Au lendemain des élections, non seulement Réginald Desrosiers doit rester en poste le temps que le conseil municipal nomme un maire par intérim, mais il se retrouve aussi préfet de la MRC de la Matanie.

«J'étais préfet suppléant. [André] Morin, le maire de Grosses-Roches, qui était préfet, n'a pas reposé de candidature [pour des raisons de santé], a-t-il dit. Donc le préfet suppléant, en attendant la nomination du prochain préfet, doit prendre les rênes du pouvoir de la MRC. On est en période de budget aussi, donc c'est une grosse période.»

Réginald Desrosiers assuré qu’il prendra «une retraite paisible dès l'assermentation de mon remplaçant, mais je vais devoir demeurer en poste pour une certaine période».

Une seule autre municipalité au Québec, Saint-Damase-de-L'Islet, est dans la même situation.

Selon la loi électorale, le directeur local des élections doit enclencher un nouveau processus 30 jours après la fin des mises en candidature, soit le 6 octobre dernier.

«Advenant le cas que ça ne se présente pas encore, une demande serait envoyée au ministère des Affaires municipales, a expliqué la porte-parole du Directeur général des élections, Alexandra René. Ça reviendrait à eux de trancher, mais c'est extrêmement rare qu'on se rende là. Donc il y aura un autre scrutin dans cette municipalité.»

Vérification faite auprès du ministère des Affaires municipales, jamais le ministère n'a dû nommer un maire. La personne désignée devrait alors répondre aux mêmes critères que les candidats réguliers, soit être âgé de 18 ans et plus et résider sur le territoire de la municipalité.

Selon Réginald Desrosiers, le futur maire a du pain sur la planche. En plus de gérer les dossiers d'érosion des berges et de contrer l'exode, il devra repenser l'avenir de la municipalité. N'évoquant pas une fusion officielle, le maire sortant parle plutôt d'un regroupement.

«À l'heure actuelle, les villages du 733 comme tous les autres villages ruraux de la MRC, on a avantage à regrouper nos services, a-t-il dit. Que ce soit en eau potable, en loisir, en voirie, et même administrativement parlant. On est environ 8000 personnes dans les petits villages alentour: y'a certains services dont on peut se doter en commun.»

Il a rappelé que c’était déjà le cas. «On le fait déjà, a-t-il ajouté. Les comités de développement se rencontrent, et on fait du "développement MRC", au lieu de travailler en silo. Le fond de mon idée, c'est ça. On n'en est pas à la fusion. On ne repartira pas une vague de fusions, mais il est nécessaire de se parler.»

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