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Élection de Valérie Plante

Ses proches savaient que Coderre était dans le trouble

David Prince | Agence QMI

Dans les restaurants et les cafés de Rouyn-Noranda, le sujet de conversation lundi était la victoire d’une petite fille de la place qui a su charmer les Montréalais.

Lorsque Réjean Plante a appris que sa nièce Valérie se lançait en politique municipale, il a tout de suite su que Denis Coderre était dans le trouble.

«Elle est tellement déterminée et studieuse. Nous, on sait comment elle est, mais Denis Coderre ne le savait pas. Il vient de l’apprendre. Il aurait dû la prendre plus au sérieux», a dit M. Plante, qui habite à Ville-Marie, au Témiscamingue.

Valérie Plante a habité en Abitibi jusqu’à ses 19 ans. Plusieurs membres de sa famille et des amies habitent toujours dans la région.

À l’âge de 15 ans, Mme Plante a quitté l’Abitibi pour aller passer un an à North Bay en Ontario afin d’apprendre l’anglais. Mme Plante, qui parlait alors très peu cette langue, est partie habiter chez des inconnus qui ne parlaient pas un mot de français.

Selon M. Plante, ce geste montre bien sa détermination et qu’elle n’a peur de rien. «Elle a fait tellement de choses quand elle était jeune. Elle essayait tout. Déjà, lorsqu’elle était petite, elle était toujours de bonne humeur. Maintenant, tout le Québec la découvre. On en est bien fier», a-t-il dit.

Au Tim Hortons du centre-ville de Rouyn-Noranda, on parlait autant de cette «petite fille de chez nous qui a séduit les Montréalais» lundi matin que de la nouvelle mairesse de la capitale du cuivre, Diane Dallaire.

Charisme de ses parents

L’homme d’affaires Benoît Côté a côtoyé la famille Plante pendant plusieurs années lorsqu’elle habitait dans le quartier Montée-du-Sourire.

Selon lui, Valérie Plante a le charisme de ses parents depuis l’enfance. «Ses parents sont très extravertis, et elle aussi, comme on peut le voir. Je ne suis pas surpris», a-t-il dit.

Dans sa jeunesse, Valérie Plante a fait partie des Jeanettes, la branche féminine des scouts. Selon une monitrice qui s’en est occupée à l’époque, elle montrait déjà beaucoup de leadership auprès des autres enfants.

Son oncle Roch Caron, qui habite toujours à Rouyn-Noranda, soutient qu’elle est dans la vie comme on la voit à la télévision. «Elle aime la vie et a beaucoup de bagages derrière elle. Je ne suis pas inquiet, elle sera capable de faire le travail», a-t-il dit.

M. Caron s’était d’ailleurs rendu à Montréal dimanche pour assister à la soirée des élections.

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