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Bas-Saint-Laurent

Pénurie de personnel à la commission scolaire des Phares

Laurie Dufresne | TVA Nouvelles

La commission scolaire des Phares, qui chapeaute les écoles des régions de Rimouski et de la Mitis, a grand besoin de professeurs et de personnel de soutien.

«Nous avons des besoins très, très criants au niveau des éducatrices en service de garde et au niveau des techniciens en éducation spécialisée. On doit s'organiser autrement à l'interne et c'est très difficile», a affirmé la directrice générale, Madeleine Dugas.

La commission estime qu'elle pourrait facilement embaucher jusqu'à une centaine de personnes pour combler ses besoins. «Vous comprendrez que la 100e personne sur une liste, elle ne serait pas appelée tous les jours. Mais il y a quand même des besoins, et ces gens-là pourraient travailler de façon régulière», a soutenu la présidente du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis (SERM), Martine Cliche.

Mme Cliche déplore d'ailleurs la précarité d'emploi associée à la suppléance. «Mon champion, après 20 ans de précarité, il a eu son poste cette année! Ça vous donne l'image de la situation. Ce n'est pas rare qu'on va voir des enseignants en situation précaire pendant 10-12-15 ans», a-t-elle dénoncé.

La situation n'est pas unique au Bas-Saint-Laurent. Seulement dans le dernier mois, la Commission scolaire de Montréal, la Commission scolaire de l'Estuaire (Côte-Nord) et la Commission scolaire des Chics-Chocs (Gaspésie) ont fait des sorties publiques pour décrier elles aussi un manque de personnel.

À la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas dit vouloir donner la chance aux candidats moins expérimentés. «Des gens qui débutent, on leur offre de l'accompagnement. On veut mettre de plus en plus d'accompagnement des personnes s'il manque de la formation ou des ajustements. Ça, on est prêts à le faire pour pouvoir garder le personnel», a détaillé Mme Dugas.

Le SERM croit que la réflexion doit aller beaucoup plus loin. «On pourrait créer des contrats pour du personnel qui est dédié à de la suppléance. On pourrait combler des contrats pour ces personnes, et leur garantir des emplois à temps plein. Les gens seraient certainement plus intéressés à rester dans la région», a avancé Mme Cliche.