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Budget d'opération

Légalisation du pot: la police de Trois-Rivières réclame plus d'argent

Louis Cloutier

 - Agence QMI

La légalisation prochaine de la marijuana va avoir des conséquences à la hausse sur le budget d'opération du service de police de la ville de Trois-Rivières.

Le service a déjà adressé une demande à la Ville pour obtenir plus d'argent. On prévoit déjà les coûteuses formations pour les agents évaluateurs, le temps supplémentaire lorsqu'ils seront requis d'intervenir à l'extérieur de leur horaire régulier, les programmes additionnels de prévention dans les écoles et l'acquisition d'appareils de détection.

«Évidemment, on essaie de prévoir des budgets en conséquence, tout en ne sachant pas encore vers où on s'en va exactement», a indiqué le directeur du service de police, René Martin.

L'ordre de grandeur des montants requis n'est toutefois pas précisé à ce stade-ci. Le chef de police prédit que ce sera littéralement «un choc de culture» pour son service habitué à combattre l'usage des drogues.

Lui et ses collègues du Québec adressent une demande à Ottawa pour qu'au moins la possibilité légale de cultiver ses propres plants de marijuana à la maison soit éliminée pour la protection des enfants.

«Il n'y a pas d'aspect sécuritaire qui encadre les enfants pour éviter qu'ils soient en contact avec la marijuana», a-t-il dit.

La police de Trois-Rivières n'a pas attendu l'entrée en vigueur de la loi pour mettre en branle des activités de sensibilisation. Les policiers viennent d'en organiser une au cégep de Trois-Rivières, non pas pour dissuader les étudiants de consommer, mais les dissuader de consommer s'ils doivent prendre le volant.

S'il n'est pas trop tard, le chef de police implore Ottawa de prévoir une période de transition pour la mise en application de la loi.

Dans l'état actuel des choses, «on ne sera jamais prêt pour le premier juillet 2018», a fait savoir le chef de police.

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