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Rimouski

Un CPE décontaminé après une épidémie de gale

Laurie Dufresne | TVA Nouvelles

La Direction de la santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a tenu à se faire rassurante ce jeudi suite à l'épidémie de gale qui touche un centre de la petite enfance (CPE) de Rimouski depuis quelques jours.

Le CPE «L'Univers des Copains» a en effet dû fermer ses portes mercredi, le temps de procéder à une décontamination.

Sur les 82 enfants qui fréquentent le CPE, trois cas ont été recensés en une semaine. Ce jeudi, tous les enfants qui n'avaient pas pu être traités ont été retournés chez eux.

«Les enfants ont tous dû être traités avant de réintégrer la garderie aujourd'hui. Ceux qui n'ont pas pu le faire, parce qu'il a manqué de médicaments, ne pouvaient pas venir. Mais je vous dirais que la plupart l'ont eu», soutient la secrétaire du CPE, Cathy Ouellet.

Il faut dire qu'il a été difficile pour bien des parents de trouver la lotion qui soigne ce parasite.

Plusieurs pharmacies ont écoulé leur inventaire en début de semaine, et ont dû faire de nouvelles commandes.

Jeudi, tous les établissements ont confirmé à TVA Nouvelles avoir reçu leurs produits, de sorte que tous les enfants ou personnes en contact avec eux pourront être traités.

«C'est bon de rappeler que la seule façon de transmettre la gale, c'est avec contact peau à peau. Ce n'est pas un parasite qui vole, ce n'est pas un parasite qui saute. C'est même un parasite qui a de la difficulté à survivre dans l'environnement, que ce soit sur le linge ou les objets. C'est vraiment parce qu'il y a des contacts prolongés peau à peau que ce parasite-là va se transmettre», explique le Directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc.

Par ailleurs, M. Leduc rappelle que cette maladie n'est pas rare.

On enregistre, en moyenne, une épidémie par année au Bas-Saint-Laurent, principalement dans les résidences pour aînés.

La gale est causée par ce qui peut ressembler à un acarien, qui creuse des sillons sous l'épiderme provoquant ainsi des démangeaisons.

La présente épidémie n'est pas sans rappeler celle d'août 2016 qui a touché la résidence pour personnes âgées «Le Domaine La Marguerite».

Un rapport du Protecteur du citoyen a dévoilé que les responsables étaient au fait de la situation, mais qu'ils ont dissimulé l'affaire.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent n'a pas renouvelé leur certificat de conformité, de sorte que tous les résidents doivent maintenant être relocalisés.