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Chicoutimi

La conseillère Christine Boivin n’aurait jamais dû être poursuivie

Serge Lemelin | Agence QMI

PIERRE-ALEXANDRE MALTAIS/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI

La conseillère Christine Boivin, Camping de Jonquière et son directeur Richard Brabant en sont venus à une entente hors cour, dont les détails des modalités n’ont pas été rendus publics, jeudi matin, au palais de justice de Chicoutimi.

Camping de Jonquière et Richard Brabant, un ancien organisateur de l’ex-maire de Saguenay Jean Tremblay, abandonnent leur poursuite de 425 000 $ contre la conseillère sortante de l’opposition Christine Boivin et déclarent qu’ils n’auraient jamais dû la poursuivre.

«Christine Boivin n’a fait que son travail d’élue municipale en demandant les rapports financiers annuels de Camping de Jonquière, et ce, pour les intérêts des citoyens de Saguenay qui sont en droit de savoir si les sommes d’argent que Camping de Jonquière reçoit annuellement en subvention de la ville sont gérées adéquatement», peut-on lire dans le communiqué émis par l’organisme à but non lucratif et son directeur, Richard Brabant.

Leur avocat, Me Bruno Cantin, a refusé de commenter afin de s’en tenir au communiqué émis, tout comme M. Brabant.

Procès annulé

Cette déclaration, transmise à la conseillère tard en fin de journée de mercredi et rendue publique jeudi matin, a mis fin à une épreuve de force entre l’ancienne administration municipale et la conseillère sortante qui terminera son mandat lundi prochain au quartier Lac-Kénogami.

Un procès d’une durée de trois jours devait initialement débuter mercredi au palais de justice de Chicoutimi pour se terminer aujourd’hui. Camping de Jonquière s’était fait refuser un nouveau délai par la juge Marie-Paule Gagnon de la Cour supérieure et devait présenter ses témoins.

Boivin satisfaite

La conseillère au centre de cette bataille juridique s’est montrée satisfaite de ce dénouement jeudi. «Je suis très contente. Oui, je vais partir contente parce qu’ils ont reconnu que j’ai fait mon travail à Saguenay», a commenté Christine Boivin.

«J’ai fait un excellent mandat et le Camping de Jonquière, j’y ai toujours cru», a-t-elle insisté, disant espérer son développement dans le futur.

En ce qui concerne la demande d’indemnisation de la conseillère pour les dommages qu’elle a subis par l’abus de procédure, son avocat, Me Vincent Gingras, n’a pas épilogué.

«Ce que ma cliente a obtenu, c’est de l’or. Servir les citoyens, c’est avant tout les défendre et nous sommes heureux que Camping de Jonquière ait reconnu cet élément primordial pour Mme Boivin. C’était son honneur.»

L’avocat a mentionné que la reconnaissance du droit d’une conseillère de rechercher des informations pour une meilleure transparence de l’administration municipale était au cœur du procès.

L’affaire en 6 dates marquantes

3 novembre 2013

Christine Boivin de l’ERD bat Richard Brabant, organisateur en chef de Jean Tremblay, au poste de conseiller municipal de Lac-Kénogami.

21 novembre 2013

Une demande est déposée pour obtenir les états financiers de Camping de Jonquière dirigé par Richard Brabant.

Printemps 2014

Une enquête est ouverte par la SQ sur des allégations d’irrégularités au Camping de Jonquière.

18 juillet 2014

Christine Boivin demande la mise en tutelle de Camping de Jonquière pendant les enquêtes en cours. La demande est refusée.

6 avril 2015

Une mise en demeure est envoyée à Christine Boivin lui demandant de se rétracter et de s’excuser.

12 janvier 2016

Brabant réclame 275 000 $ et Camping de Jonquière 150 000 $ pour diffamation.

9 novembre 2017

Camping de Jonquière se désiste et l’affaire est close.

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