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Ancien président de Facebook

Sean Parker: «Dieu seul sait ce que Facebook fait aux cerveaux de nos enfants»

TVA Nouvelles

Le fondateur de Napster et ancien président de Facebook Sean Parker a sonné l’alarme dans une entrevue accordée à Axios où il vide son sac au sujet des motivations derrière le réseau social.

Même s’il détient toujours des parts dans Facebook, Sean Parker reconnaît que son ancienne compagnie a été construite dans le but «d’exploiter les vulnérabilités de l’être humain».

«On a bâti Facebook en se demandant “Comment pouvons-nous accaparer le plus possible votre temps et votre attention?”», a révélé Sean Parker dans l’entrevue.

«Cela signifie que nous devions vous donner une petite dose de dopamine une fois de temps en temps quand quelqu’un commentait votre photo ou aimait une publication, poursuit Parker. Ça vous encourage à publier encore plus de contenus pour obtenir encore plus de rétroaction. C’est un cycle d’acceptation sociale rétroactif, on exploitait une vulnérabilité de la psychologie humaine. Les inventeurs le comprenaient, nous en étions conscients, et nous l’avons fait quand même.»

Sean Parker lance du même souffle un avertissement aux parents: «Dieu seul sait ce que Facebook fait aux cerveaux de nos enfants».

Une industrie remise en question

Sean Parker est le plus récent d’une série de grandes personnalités de la Silicon Valley à critiquer les géants technologiques dont ils sont issus.

Dans un article paru dans The Guardian, plusieurs de ces grands noms, dont l’inventeur du mécanisme «tirer-vers-le-bas» Loren Brichter, se montrent cyniques envers leur industrie. Brichter compare même sa réalisation au bras d’une machine à sous.

«J'ai passé beaucoup d'heures et de semaines et de mois à réfléchir si ce que j'avais fait avait eu un impact positif sur la société, mentionne-t-il. Tirer pour actualiser est addictif. Twitter est addictif. Ce ne sont pas de bonnes choses. Quand je travaillais dessus, je n'étais pas assez mature pour y réfléchir. Je ne dis pas que je suis mature maintenant, mais je le suis un peu plus, et je regrette les inconvénients.»

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