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Environ 5000 participants

Manifestation contre la haine à Montréal

Agence QMI

Quelques milliers de personnes ont pris d’assaut les rues de Montréal, dimanche, dans le cadre d’une manifestation contre la haine et le racisme.

Plus de 170 groupes représentant plusieurs secteurs de la société québécoise ont répondu à l’appel à manifester.

Le rassemblement s’est fait à 14 h à la place Émilie-Gamelin, près du métro Berri-UQAM. Quelques personnalités politiques étaient sur place, dont la députée de Québec solidaire Manon Massé. En plus des Montréalais, des manifestants sont venus en autobus et en voitures de plusieurs régions du Québec pour participer à l’événement.

Malgré la forte présence policière, la manifestation s'est déroulée dans le calme. Les manifestants se sont dits opposés à la xénophobie et aux groupes d’extrême droite.

«L’extrême droite, le racisme, la haine, ça ne passent plus au Québec», a indiqué un manifestant rencontré par TVA Nouvelles.

«Je trouve que la loi 62, c’est contre le droit de liberté. [...] On ne peut pas vraiment dire à une personne comment elle doit être», a ajouté une femme qui s’oppose au récent projet de loi 62 sur la neutralité religieuse.

TVA Nouvelles a été témoin de quelques échanges avec des contre-manifestants, dont un homme qui se promenait avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire «It’s ok to be White».

«Veux-tu que je te donne de l’argent? T’es cassé toi aussi? Va te partir une compagnie», a dit l’homme à un manifestant masqué en glissant un billet de 20 $ dans les poches de son manteau.

Les policiers sont demeurés aux aguets puisque l’itinéraire de la manifestation n’avait pas été remis aux forces de l’ordre. La marche a pris fin à la Place du Canada où, quelques heures plus tôt, la statue du premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald, avait été recouverte de peinture rouge par des vandales s’étant identifiés comme «Une poignée d'antiracistes anticoloniaux».

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