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Un mélange de rires et de larmes

La vraie nature : les 5 moments forts de la dernière émission

Sandrine Moro

Entre une épluchette de blé d’Inde et une soirée karaoké, Marie-Ève Janvier, Jean-François Mercier et Alexandre Taillefer se sont livrés avec beaucoup d’humour et de sensibilité dans La vraie nature. Malgré les deuils importants qu’ils ont affrontés, ils nous montrent que la vie continue et qu’on ne doit pas faire une croix sur le bonheur. Voici 5 moments forts de la dernière émission de la saison automnale. 

1. Marie-Ève Janvier se remémore son enfance. Elle était une petite fille fragile, bienveillante envers les autres, mais manquant terriblement de confiance en elle.

«Moi je me suis toujours donnée le rôle de la deuxième maman. J'ai toujours pensé à ces deux-là [ndla : son frère et sa soeur] avant moi. Ça devient un défaut des fois, parce que tu mets vite de côté ta vie à toi,»

«À l'école, j'étais très timitde maladif, j'aurais aimé rentrer dans les murs, je n'aimais pas attirer l'attention. Je n'aimais pas ça (...) Je ne profitais pas autant de la vie que j'aurais peut-être pu en profiter.»

2. Alexandre Taillefer  revéle sans complexe ses premiers échecs et l’importance que l’humour a dans sa vie d’homme d’affaires.

«J'ai passé une première audition pour La course autour de monde. Je suis allé là et puis je n'ai pas été retenu. Suite à cet échec là, je me suis inscrit à l'école Juste pour rire. (...) Je voulais être humoriste. (...) J'ai fait une première entrevue et ils ont tout de suite dit : regarde, ça ne marchera pas pantoute là!»

«L'humour c'est important car ça désamorce bien des situations.»

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3. Jean-François Mercier, l’humoriste de l’année, revient sur une période sombre de sa vie alors qu’il avait des idées suicidaires.

«C'était pas l'époque la plus heureuse. Honnêtement, quant tu n'as pas de job, que tu n'as pas de blonde, que tu es retourné vivre chez ta mère, il n'y a pas grand chose qui te garde en vie, dans le sens où tu fais : moi je ne sers à rien, il n'y a personne qui m'ainme, qu'est-ce que je fais icitte, tsé ? Tu n'as pas l'impression qu'il y a de la place pour toi, tu n'as pas l'impression qu'on veut de toi.»

«Quand y'a rien qui marche, c'est sûr que tu penses au suicide.»

4. Alexander Taillerfer aborde le suicide de son fils, Thomas, et sa volonté de conscientiser les parents sur ce sujet délicat.

«Perdre un enfant, pour moi, ça a été la chose la plus difficle que j'ai vécu, bien entendu. La chose la plus importante que j'essaie de partager, c'est que la dernière chose qu'un parent endeuillé à cause du suicide doit faire, c'est de sentir coupable. Et bien sûr tu peux dire, regarde, j'ai une part de responsabilité, il est mort, ça va changer quoi? Aujourd'hui, si je suis capable de m'impliquer, de faire une différence avec les projets sur lesquels je travaille, et bien je pense que c'est ça qui est le plus importante.»

5. Marie-Ève Janvier et Alexandre Taillefer évoquent la difficulté de perdre un être cher.

Marie-Ève Janvier : «Mon frère c'était mon meilleur ami. (...) Pis j'ai peur de l'oublier. Des fois je rêve à lui et je le vois, pis quand je me réveille, voyons je ne suis plus capable de redessiner son visage. Il faut que je vois une photo, et ah oui oui oui oui c'est ça, ben oui c'est sûr... je ne l'oublierai jamais, mais...»

Alexandre Taillefer : «Quand Thomas est décédé ce qui m'a le plus fait mal au début c'est que je rêvais à lui et je me révellais, parce que ça me faisait tellement mal, pis là j'étais fâché parce que je n'étais pas capable de passer plus que 15 secondes avec lui,. Là maintenant, je suis capable de rêver, je suis capable d'être 10 minutes, 15 minutes avec lui dans un rêve. Et pour moi, ça me fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de bien.»

L’émission La vraie nature reviendra sur les ondes de TVA en 2018.

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