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Contre le projet de loi 143

Rassemblement d’éducatrices devant l’Assemblée nationale

TVA Nouvelles

Les propriétaires de garderies privées se sont fait entendre dimanche à Québec et Sherbrooke afin de dénoncer le projet de loi 143 qui vise notamment à réduire le nombre d'enfants qu'elles peuvent accueillir.

Si le ministre de la Famille maintient cette décision, plusieurs envisagent de fermer les portes de leur garderie.

L’élément le plus controversé du projet de loi 143 est celui qui vise à abaisser le nombre maximal d'enfants à charge de 6 à 4,ce qui inclut les propres enfants de la responsable.

«La ration inclut nos propres enfants jusqu’à l’âge de 9 ans. Une responsable de service de garde qui aurait des enfants de 7 et 8 ans va quand même devoir couper deux enfants à son ratio», explique une manifestante.

La députée caquiste Geneviève Guilbault ne s'oppose pas au projet de loi dans son ensemble, mais elle pense que la baisse du ratio n'est pas envisageable.

«Ça met carrément le gagne-pain de cette femme- là en péril», plaide-t-elle.

Ouvert à un compromis

Interpelé à son bureau de comté où là aussi un rassemblement avait lieu, le ministre de la Famille, Luc Fortin a ouvert la porte à un compromis.

«Oui, j’entends déposer un amendement qui va toucher de manière très spécifique cette question. Mais je leur ai dit que ce serait en échange d’autres obligations à leur égard», a-t-il laissé entendre.

Le rassemblement s'est déroulé dans le calme en présence de propriétaires de services de garde venues de partout au Québec.

La loi 143 vise également à fixer à deux au maximum le nombre d'enfants de moins de 18 mois.

Le projet de loi a franchi une première étape, mais n'a pas encore reçu son adoption finale par l'Assemblée nationale. Il vise environ 2700 garderies familiales non subventionnées au Québec.

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