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Lévis

Arrêtée pour avoir travaillé deux ans et demi chez Desjardins sous une fausse identité

Agence QMI

Une femme de Lévis a été accusée, samedi matin, de supposition de personne, après avoir passé deux ans et demi à travailler pour Desjardins sous une fausse identité.

Solange Crevier, 54 ans, a été congédiée de l’entreprise VIA Rail, où elle occupait un poste de directrice au département de l’informatique, à la suite d’allégations de fraudes dont les sommes avoisinent 200 000$, en 2013.

Le dossier est toujours entre les mains de la Gendarmerie Royale Canadienne, mais aucune accusation n’a été portée.

Cette fois-ci, c’est dans la mire du Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) que s'est retrouvée Mme Crevier, pour supposition de personne. Elle a été arrêtée vendredi soir, à Lévis, en sortant des bureaux de Desjardins.

L’accusée aurait volé une identité, se faisant passer pour une femme portant le nom de Johanne Richer, afin d’obtenir un contrat chez Desjardins.

«Elle était contractuelle. C’est sa compagnie qui faisait affaires avec Desjardins et elle s’engageait elle-même au sein de sa propre compagnie», indique Maxime Pelletier, porte-parole au Service de police de la Ville de Lévis.

C’est un appel anonyme qui a alerté la direction de Desjardins. «La personne a mentionné que Johanne Richer est en réalité Solange Crevier et qu’elle a un passé de fraude. Desjardins a enquêté et, par la suite, l'entreprise nous a appelé pour nous dire qu’une fraudeuse travaillait pour eux», indique M. Pelletier.

D'autres accusations possibles

Pour le moment, rien n’indique qu’elle a fraudé l’institution financière, mais d’autres accusations pourraient s’ajouter, lundi après-midi, lors de son retour en cour, telles qu’usage de faux, fabrication de faux, vol d’identité, fraude à l’identité et fraude.

Mme Crevier n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En 2010, elle a été condamnée pour avoir volé 20 ordinateurs et moniteurs alors qu’elle occupait de hautes fonctions à la division informatique de Bombardier aéronautique au début des années 2000.

Le Journal, qui avait enquêté en 2013 sur son passage chez VIA Rail, avait permis de découvrir que Mme Crevier aurait fourni des informations personnelles erronées, ce qui n’aurait pas permis à la direction de VIA Rail de connaître son passé criminel.

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