/regional/quebec/chaudiereappalaches

Tyran de la Beauce

Il aurait violé la gardienne de ses enfants à plusieurs reprises

Nicolas Saillant | Agence QMI

En plus de s’en prendre sexuellement à ses filles, le tyran de la Beauce aurait également agressé violemment une gardienne en la menaçant avec couteau pendant que les enfants dormaient dans l’autre chambre.

En cette deuxième semaine du procès du Tyran de la Beauce – nommé ainsi pour protéger l’identité des enfants –, c’est au tour de victimes à l’extérieur de la fratrie de venir témoigner. Le tyran est accusé de voies de fait, menaces de mort et agressions sexuelles sur 13 victimes, dont 9 de ses enfants.

Une gardienne qui avait environ 14 ans lorsqu’elle gardait les enfants de l’accusé est venue témoigner avoir été violée sous la menace alors qu’elle gardait les cinq plus vieux de la famille. Visiblement affectée par les procédures, la femme a demandé à témoigner à l’extérieur de la salle de cour, par visioconférence pour ne pas voir le tyran.

Dans un témoignage difficile, la dame qui a eu de la difficulté à décrire les agressions et la fréquence de celles-ci. Elle a affirmé que l’accusé revenait à la maison seul alors que sa conjointe restait sur les lieux de leur activité, pour venir l’agresser.

Agression au canif

Lors d’une première agression, l’accusé aurait pris les seins et touché l’entrejambe de la gardienne par-dessus les vêtements. «Il m’a accoté sur les appareils ménagers», a-t-elle relaté.

Par contre, les agressions se seraient rapidement répétées, tout comme la violence. La victime a affirmé avoir été violée avec pénétration à plusieurs reprises, dans la chambre des maîtres, dans la salle de bain et la cuisine d’été. «Il mettait sa main sur ma bouche pour pas que je pleure.»

Le tyran aurait aussi placé un canif sous sa gorge «parce qu’une fois un enfant m’avait entendu», a-t-elle affirmé. À d’autres occasions, le canif était placé sur la table de nuit en guise de menace.

Ce témoignage a été difficile à entendre pour les enfants du Tyran qui assistent aux procédures après avoir témoigné la semaine dernière et qui n’avait jamais eu vent de ses agressions. La gardienne a indiqué que les agressions se sont terminées un an et demi plus tard lorsqu’elle a refusé de retourner garder.

Bien qu’elle ait informé son père et sa grand-mère des agressions du tyran, la victime a indiqué que ceux-ci n’ont jamais proposé de dénoncer avant la mise en accusation de l’homme en 2015.

Dans la même catégorie