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Légalisation du marijuana

La SAAQ lancera une campagne contre le cannabis au volant ce printemps

Agence QMI

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) prépare une campagne de prévention concernant la drogue au volant en vue de la légalisation du cannabis le 1er juillet prochain.

«Cela fait plusieurs années qu’on mène des campagnes drogues, généralement au printemps, a dit le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, en entrevue avec Mario Dumont à LCN, lundi matin. On va revenir avec un accent très fort là-dessus au printemps en prévision de ce qui s’en vient en juillet.»

M. Vaillancourt soutient que la problématique de la conduite sous l’effet de drogues comme le cannabis est prise très au sérieux par la SAAQ.

«Quand on boit, on ne conduit pas. Je pense que pour la drogue, c’est la même chose. C’est difficile pour un individu d’évaluer ses capacités», a dit le porte-parole en soulignant que les conducteurs intoxiqués ont souvent l’impression d’être meilleurs au volant, «alors que c’est complètement faux.»

Préoccupé par les jeunes tués sur la route

Comme le révélait «Le Journal de Montréal» lundi matin, le nombre de jeunes tués sur les routes du Québec sera nettement plus élevé cette année que durant les dernières années.

«C’est préoccupant de voir autant d’accidents dans les derniers mois, a dit M. Vaillancourt. Les jeunes sont à peu près 10 % des titulaires de permis et sont impliqués dans 20 % des accidents avec dommages corporels.»

Malgré un bilan plus lourd cette année, il souligne que la tendance est à la baisse depuis cinq ans pour les jeunes tués sur la route.

En ce qui concerne l’utilisation du cellulaire au volant, il constate qu’il n’y a pas d’amélioration.

«Je pense qu’il y a beaucoup de travail à faire, a-t-il dit à LCN. Le taux de personnes qui avouent continuer à texter ne change pas beaucoup. Je pense que c’est autour de 25 à 30 % qui l’avouent, et ça c’est les gens qui l’avouent lors de sondage, donc on peut penser que c’est plus.»

«On voit encore beaucoup trop de personnes qui l’utilisent», a-t-il mentionné.

Le porte-parole de la SAAQ souligne que la distraction est responsable d’environ un accident sur deux avec dommages corporels et d’un sur trois pour les impacts mortels.

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