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Retombées économiques

Le sort du Festival Juste pour rire inquiète Pierre Karl Péladeau

Philippe Orfali | Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le sort du Festival Juste pour rire inquiète vivement le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, qui estime qu’il faut éviter que l’événement ne subisse le même sort que le Festival des films du monde (FFM).

«Je pense que ça préoccupe tout le monde, les Québécois. Ce festival est important pour l’activité économique de Montréal. Il y a aussi les retombées au niveau de la télévision, de la commandite. J’ose espérer qu’il y aura une solution», a déclaré M. Péladeau en marge d’une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Il a dressé un parallèle entre l’avenir potentiel du Festival Juste pour rire et la déroute du FFM, comme l’avait fait la veille le PDG du Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI), Martin Roy. Événement phare de Montréal pendant de nombreuses décennies, le FFM a fini par être supplanté par le Festival international du film de Toronto, avant de perdre la plupart de ses subventions gouvernementales en 2005. Il survit de peine et de misère depuis.

«Est-ce que le même phénomène pourrait se produire avec Juste pour rire? Ce n’est pas impossible. Si on a cette volonté de protéger et de développer le milieu de l’humour», il faut agir, a-t-il dit.

Le président de Québecor n’a pas voulu dire s’il est intéressé à faire l’acquisition du Groupe Juste pour rire, mis en vente le mois dernier par Gilbert Rozon à la suite de nombreuses allégations d’inconduite et d'agression sexuelle.

Plusieurs acheteurs potentiels ont signifié leur intérêt au cours des derniers mois, notamment les ex-Dragons Alexandre Taillefer et François Lambert, le groupe ComédiHa, evenko et un acheteur suisse.

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