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Rencontre avec la prochaine PDG de l'entreprise

Le Transat de demain sera numérique

Philippe Orfali | Agence QMI 

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Au sein de la haute gestion de Transat, elle est la seule et unique femme. Et elle occupera, bientôt, le poste de PDG. Chef de l’exploitation depuis une semaine, Annick Guérard se prépare à transformer l’entreprise, un projet à la fois.

Quand le PDG Jean-Marc Eustache a commencé à songer à la retraite, Transat s’est mise à la recherche d’un successeur. C’est finalement dans ses propres rangs que se trouvait l’élue.

Détentrice d’un baccalauréat en génie civil, Annick Guérard a d’abord œuvré en génie-conseil avant de monter à bord de Transat en 2002. Elle a gravi les échelons un à un. Il ne lui en reste plus qu’un seul à monter.

«La date n’est pas fixée, explique M. Eustache C’est peut-être dans 3 mois, 1 an, 6 mois. Mais ce ne sera pas dans 5 ans, je vais avoir 70 ans dans 2 mois, jour pour jour !»

Quoi qu’il en soit, depuis une semaine, c’est Annick Guérard qui s’occupe de toutes les activités «traditionnelles» de Transat – agences de voyages, tours opérateurs, transport aérien – tandis que M. Eustache se concentre sur le développement d’une chaîne d’hôtels tout inclus.

Un virage à imposer

Son premier projet: le numérique. Un virage qui s’impose, selon elle.

Il faut, dit-elle, développer le numérique en accéléré chez Transat. «On veut être présent pour le client à toutes les étapes du magasinage – à la réservation, pendant le vol et après – pour l’écouter, lui offrir des services, l’accompagner et développer une relation.»

Le virage s’effectuera aussi à l’interne puisque Transat souhaite réaliser des économies en automatisant certaines fonctions. Pas question, toutefois, de faire une croix sur les agences de voyages. S’il y a 15 ans on pensait qu’elles allaient disparaître à cause d’internet, elles demeurent populaires dans le créneau des voyages dans le Sud, dit Mme Guérard.

«Les Canadiens aiment être accompagnés, ils aiment qu’il y ait une personne physique derrière la transaction. Si ça va mal lors de leur voyage dans le Sud, ils savent qu’il y a quelqu’un à l’autre bout du fil. On va continuer à être là pour le client.»

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