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Révélation du Bureau d'enquête

Leitao garde sa confiance en la vérificatrice générale

Francis Halin | Agence QMI 

Simon Clark/Agence QMI

Le ministre des Finances du Québec dit avoir toujours confiance en la vérificatrice générale, même si la firme pour qui elle a déjà travaillé au privé a offert un voyage à une cadre de l’Autorité des marchés financiers et a obtenu pour 5,23 millions $ en contrats sans appel d’offres avec l’AMF.

«J’ai toute ma confiance en la qualité et l’indépendance de la VG [vérificatrice générale, Guylaine Leclerc] pour réaliser ces vérifications d’une part, et je veux également réitérer que la compétence et l’intégrité de l’Autorité ne font aucun doute dans mon esprit», a répété le ministre Carlos Leitao, dans une allocution prononcée au Rendez-vous 2017 de l’Autorité des marchés financiers (AMF), à Montréal, lundi.

Grande confiance

«Le Journal» révélait lundi que Guylaine Leclerc avait décroché pour plus de 5 millions $ en contrats sans appel d’offres avec l’AMF pour sa boîte Leclerc Juricomptables inc., puis Navigant Conseil, après la fusion des deux sociétés entre 2004 et 2018.

Ces informations n’ébranlent toutefois pas la confiance du ministre Carlos Leitao en la vérificatrice générale. Il estime que Mme Leclerc est toujours la bonne personne pour scruter les pratiques de l’AMF.

Le ministre des Finances du gouvernement Couillard a rappelé que si ces allégations étaient vraies, la situation serait grave.

Il a toutefois déploré que si elles n’étaient pas fondées, ces allégations «viseraient délibérément à miner la confiance envers une institution aussi importante que l’Autorité».

100 % derrière la VG

Plus tôt lundi, le PDG de l’AMF, Louis Morisset, a lui aussi réitéré sa confiance en la vérificatrice générale.

«Absolument, s’il y a des enjeux, c’est de son côté à les déterminer », a partagé au «Journal» M. Morisset quand on lui a demandé si Mme Leclerc avait 100 % de sa confiance pour mener une enquête sur les pratiques de son organisme.

Rappelons qu’Annie Trudel a dit que le député Guy Ouellette avait été arrêté par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) parce qu’il s’apprêtait à dévoiler au grand jour un stratagème allégué entre l’UPAC et l’AMF obligeant les compagnies à faire affaire avec une firme de consultants pour obtenir une accréditation.

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