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Soutien réclamé

Manque de ressources dans les CHSLD du Bas-Saint-Laurent

TVA Nouvelles

Trois groupes syndicaux et communautaires oeuvrant dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) du Bas-Saint-Laurent ont réclamé, lundi après-midi, davantage de ressources et de soutien de la part du gouvernement.

Ils espèrent que sur les 36 millions de dollars annoncés par le ministre Barrette pour offrir un deuxième bain, qu'une partie de ce montant ira au recrutement du personnel, difficile à attirer dans la région.

«On a passé l’été de peine et de misère. Là, nos professionnels en soin voient le temps des fêtes s’en venir, et ils voient ça gros. Ils sont souvent débordés, donc ça use. On fait du temps supplémentaire, donc ça use», a soutenu Aline Boucher, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent - FIQ.

Si certains croient encore en la magie du temps des Fêtes, les travailleurs de la santé, eux, n'y croient plus.

Absences multiples, ressources insuffisantes, pratique sous pression. Le député péquiste de Rimouski, Harold Lebel, se fait le porte-étendard de ces groupes qui dénoncent les conditions de travail. «Le ministre Barrette a fait beaucoup de relations publiques. Mais dans les CHSLD, c’est le personnel qui a la pression sur le dos, qui fait des heures et des heures et qui a une clientèle de plus en plus difficile.»

Lorsqu'on leur demande qui paie le prix de ce manque de ressource, la réponse est sans équivoque. «Ce sont les patients. Vos mères, vos pères, vos grands-mères et vos grands-pères.»

«Ce sont les aînés qui vivent dans un endroit qui n’est plus un milieu de vie. C’est devenu un milieu de fin de vie», a ajouté M. Lebel.

«Quand tu vois les murs dans ta chambre cinq jours par semaine, tu trouves le temps long. S’il n’y avait pas la famille et seulement le personnel, ce serait beaucoup plus difficile», a mentionné d’une voix faible Micheline Turcotte, résidente du CHSLD Rimouski-Neigette.

Il est souvent difficile pour les infirmiers, les techniciens ou les préposés aux bénéficiaires d'offrir aux usagers des services de base. Mais qu'en est-il des services spécialisés?

«On a besoin d’avoir des activités enrichissantes et qui sont dynamiques. Mais, sur le terrain, ce n’est pas possible. Il n’existe pas de pilule contre l’ennui. Y’a des professionnels et des techniciens qui sont là pour aider nos personnes âgées à mieux s’épanouir», a affirmé la responsable politique de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) du Bas-Saint-Laurent, Mélanie Bernier.

La population du Bas-Saint-Laurent est vieillissante alors que 24% de la population a plus de 65 ans.