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L’humoriste hospitalisé

Rachid Badouri recommence à marcher

Marc-André Lemieux | Le Journal de Montréal

archives, Agence QMI

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Rachid Badouri va mieux. Un mois après avoir été hospitalisé pour une infection aux pieds et plusieurs blessures aux ligaments, le populaire humoriste recommence à marcher.

«Je n’ai plus de douleurs, mais je dois éviter de mettre trop de pression sur mes pieds», a déclaré un Rachid Badouri amaigri au «Journal», en marge d’un visionnement de presse.

Il s’agissait d’une première sortie publique pour l’artiste de 41 ans depuis l’annonce de son hospitalisation, le 17 octobre dernier. Dans un message publié sur Facebook, il avait indiqué qu’il avait subi d’importantes blessures lors d’un entraînement.

«Je suis quelqu’un de très sévère au gym, nous a expliqué le principal intéressé. Je n’ai pas été très gentil avec mon corps. J’ai exagéré et j’en paie le prix. Je n’ai plus 19 ans.»

Gratitude

Pour combattre son infection, Rachid Badouri a dû recevoir des médicaments par intraveineuse, ce qui l’a obligé à passer plusieurs heures par jour à l’hôpital.

«J’ai perdu plusieurs livres. Je dois maintenant y aller étape par étape.»

Rachid Badouri dit être sorti transformé de cette épreuve.

«Pour moi, ça a été une sonnette d’alarme qui m’a dit: ¨Repose-toi.¨ Parce qu’au rythme où j’allais, le repos, c’était terminé. Des allers-retours Québec-France de 24 heures... Ça n’arrêtait pas. Au final, ce congé forcé a été salutaire. Ça m’a permis de voir ma fille, ma femme... mes trésors que je vois trop peu souvent. Ça m’a changé.»

Le bourreau de travail affirme également être - plus que jamais - rempli de gratitude envers la vie.

«Quand j’attendais pour ma résonnance magnétique, j’étais à côté d’une femme qui attendait de savoir si elle allait vivre ou mourir. On rentrait dans la même machine, mais pas pour les mêmes affaires. Moi, c’était une grosse infection, mais ma vie n’était pas en danger. Pas elle. Tout pouvait basculer et prendre fin.»

Spectacles annulés

Cette mésaventure a contraint Rachid Badouri à annuler plus d’une trentaine de spectacles en Europe au cours des mois de novembre et décembre. Il devrait toutefois récupérer à temps pour janvier, alors qu’il amorcera une résidence de quatre mois à Paris.

«C’est seulement la troisième fois que j’annulais un spectacle. Quand ma mère est décédée, je me suis fait remplacer par Louis-José Houde. La fois suivante, c’était à cause d’une tempête. Tout le Québec était enseveli sous la neige.»