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Dans la région de Montréal

Près de 1000 embauches chez Bombardier

Philippe Orfali

 - Agence QMI

GEN-PHILIPPE COUILLARD CHEZ BOMBARDIER

Sébastien St-Jean / Agence QMI

La restructuration majeure chez Bombardier n’empêchera pas le fleuron québécois d’embaucher près d’un millier de personnes au cours des prochaines années dans la région de Montréal, afin de répondre à la demande pour ses avions Global 7000.

La cadence de production des avions d'affaires Global 7000 est appelée à s'accélérer au cours des prochains mois, ce qui nécessitera de nombreuses embauches dans divers secteurs, et ce, autant au sein de l'entreprise que chez des fournisseurs. L’avion est appelé à entrer en service d’ici la fin de l’année prochaine.

L’entreprise doit se prononcer sur ces informations vendredi. Sans confirmer le nombre exact de postes à combler prochainement, un porte-parole de Bombardier, Mark Masluch, a toutefois affirmé que la «stratégie d’embauche à long-terme» serait dévoilée sous peu.

Cadres, ébénistes, spécialistes en finition, ingénieurs et concepteurs devront être recrutés, expliquait en juillet le Journal dans un dossier sur l’appareil. Près de 2000 professionnels sont déjà à l’œuvre dans l’une ou l’autre des installations montréalaises de Bombardier Avions d’affaires.

«Avec la transition de l’avion Global 7000 de la phase de développement à la mise en production, les activités s’accélèrent comme prévu en vue de l’entrée en service en 2018. Pendant que Bombardier continue d’exécuter son plan de transformation en vue de la croissance et la Société étudie toujours différentes possibilités», a ajouté M. Masluch.

Qu’est-ce que le Global 7000?

Après avoir multiplié les retards, le programme Global 7000 de Bombardier semble enfin sur la bonne voie, en partie grâce à un prêt de 372,5 millions $ accordé par Ottawa, en février dernier.

C’est un peu la Rolls Royce des airs signé Bombardier. Vendu environ 73 millions $, l’appareil est destiné à une clientèle milliardaire et il est assemblé en bonne partie au Québec. Il a franchi en juillet l’étape des 500 heures d’essais en vol.

En début de semaine, le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a pour sa part affirmé que l'avion suscitait beaucoup d'intérêt de la part de la clientèle. «La demande est très forte. Nos carnets de commandes sont remplis jusqu'en 2021, la réponse des consommateurs est très bonne», a-t-il expliqué devant des analystes financiers.

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