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Conversation secrète

6 confidences de Guy Lafleur

Martin Laplante

Guy Lafleur a marqué les Québécois par ses performances exceptionnelles sur la  glace, mais aussi par son charisme et sa force de caractère. L’ex-hockeyeur, qui a été poussé à la retraite, s’est entretenu avec Paul Arcand à Conversation secrète.

Au cours de l’entretien, Guy Lafleur est revenu avec franchise et émotion sur ses souvenirs. L’ex-numéro 10 a aussi exprimé sa vision sur le hockey professionnel actuel et abordé sans censure les problèmes de son fils Mark.

Voici 6 confidences du joueur étoile du Canadien :

1. Il a vécu difficilement les premières années de sa carrière. On le laissait souvent sur le banc. « J’avais énormément de pression. Les gens s’attendaient à ce que je remplace Jean Béliveau [...], à ce que je compte 40 à 50 buts par année. C’était mission impossible. Je jouais en moyenne 10-15 minutes maximum par match. [...] C’était frustrant. Je n’étais pas heureux. J’aurais voulu contribuer davantage au succès de l’équipe. »

2. La réalité du hockey d’aujourd’hui est complètement différente de celle qu’il a vécue à son époque.

« Il n’y a aucune comparaison. Les joueurs d’aujourd’hui font des millions. Ce sont des PME. C’est chacun de son bord [...]. On a vu des joueurs malmenés et les autres sont restés passifs. Pour nous, il y avait énormément de fierté et d’appartenance. »

 

3. Il n’a jamais souhaité être entraîneur. Le système de jeu robotisé d’aujourd’hui n’est pas pour lui. « Aujourd’hui, les joueurs talentueux, comme Galchenyuk, n’ont pas le droit d’utiliser leur créativité. [...] C’est un système robotisé. J’ai pris ma retraite avec Lemaire, à cause de ça. Je ne jouais pas dans son système. »

 

4. Il ne voulait pas prendre sa retraite. On l’a poussé à le faire.

« C’est dur à comprendre, mais moi j’ai su par après que [...] ces gars-là, lorsqu’ils ont été mis en poste, Jacques Lemaire et Serge Savard, leur premier but était de se débarrasser des joueurs avec qui ils avaient joué. »

« J’aurais dû dire publiquement « je veux être échangé », mais je n’étais pas capable de le faire. Je ne pouvais pas faire ça au public. »

 

5. Guy Lafleur ne cessera jamais de soutenir son fils Mark qui éprouve des problèmes de santé mentale, de drogue et de violence. « Je suis persuadé qu’un jour, il va s’en sortir. Mais, quoi qu’il arrive, je vais toujours être là. »

6. Le retour de la compétition des Nordiques à Québec serait une bonne chose pour les Canadiens. « Ça donnerait un son de cloche aux Canadiens de Montréal d’être toujours sur leur garde, de toujours viser pour avoir une meilleure équipe [...]. Ça les réveillerait. Ce serait un bon choc. »

 

Voyez l’émission en rattrapage.

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