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Expiration de la convention collective

Conflit de travail en vue chez Aluminerie de Bécancour

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Le compte à rebours d'un éventuel conflit de travail est enclenché à l'Aluminerie de Bécancour.

On s'attend à ce que, à l'expiration de la convention collective mercredi soir, la compagnie décrète un lock-out ou que le syndicat déclenche la grève.

Les 1030 travailleurs syndiqués se réuniront en assemblées générales mardi soir et mercredi matin afin de voter sur la dernière proposition d'Alcoa. Si elle est rejetée, un vote de grève pourrait suivre.

Le différend porte sur le régime de retraite. La compagnie souhaite en modifier les termes à l'intention des nouveaux travailleurs de l'aluminerie. Le syndicat des Métallos refuse un tel système «à deux vitesses».

L’aluminerie a affirmé à TVA Nouvelles que son offre «va assurer la compétitivité de l'usine et prévoit des conditions attrayantes et concurrentielles au niveau de la rémunération et des avantages sociaux de nos employés».

En début de journée lundi, un groupe de retraités de l'aluminerie est venu soutenir les syndiqués en retardant l'entrée au travail du quart de jour.

«C'est important qu'on conserve le régime de retraite actuel pour tout le monde», a dit l'un des leaders de la manifestation.

De son côté, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, commence à se faire du mauvais sang devant le risque d'un long conflit de travail.

«Je suis extrêmement préoccupé par ce qui se passe actuellement. C'est la dernière chose que je souhaite voir arriver à Bécancour. Depuis cinq ans on s'est fait tellement brasser que là, ça ne me tente pas du tout de voir tant une grève qu'un lock-out. Ni l'un ou l'autre n'est souhaitable. Il n'y a jamais de gagnant là-dedans», a souligné le maire Dubois.

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