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Moins d’un an avant les élections

Couillard part en guerre contre la CAQ et son chef qui «dit n’importe quoi»

Charles Lacavalier | Agence QMI

Philippe Couillard a identifié son adversaire numéro un à moins d’un an des élections alors qu’il promet dorénavant de répondre à chacune des affirmations contradictoires de la CAQ.

«À partir de maintenant, on va répondre à tout ce qu'il va dire», a-t-il lancé durant la période de questions mercredi. François Legault, qui s’est engagé à ce que son parti vise «la péréquation zéro», a rétorqué «hou, j’ai peur».

Le premier ministre ne l’a pas pris. «À chaque mot, il va y avoir une contradiction et des faits. Il devrait être inquiet parce qu'on va percer le rideau. On va montrer qui est le chef de la deuxième opposition», a-t-il tonné.

Philippe Couillard demande à M. Legault «en combien d'années il pense que le Québec peut avoir zéro péréquation sur la base de la formule actuelle» et «ce qu'il propose exactement». «Il va falloir qu'il explique un peu plus en détail, parce que jusqu'à maintenant, il l'a eu facile, le chef de la deuxième opposition», a-t-il dénoncé.

«On dit n’importe quoi, on change d'idée trois fois dans la même journée et puis on passe à la prochaine journée. À partir de maintenant, on va répondre à tout ce qu'il va dire», a-t-il affirmé.

Débat sur Twitter

M. Couillard a ensuite lancé un ultimatum sur les médias sociaux à François Legault pour qu’il précise son plan «péréquation zéro».

François Legault a rétorqué qu’il faut «un objectif et une volonté pour y arriver». «Votre parti a baissé les bras depuis 15 ans. Il me fera plaisir de débattre avec vous de cette question. Les Québécois trancheront ensuite le 1er octobre 2018», a-t-il écrit à M. Couillard. Il n’a toutefois pas détaillé son plan.

Le chef péquiste Jean-François Lisée s’est invité dans le débat pour y placer son grain de sel. Il rappelle à M. Legault que pour éliminer la péréquation, il faudrait effacer 11 milliards $ en investissement dans les programmes sociaux en santé et en éducation ou bien augmenter de 45 milliards le PIB du Québec. La troisième solution «faire l'indépendance et enfin abolir le grave déficit d'investissement productif fédéral au Québec», a-t-il écrit.

 

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