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Achat en 2018

Metro pourrait abandonner Air Miles chez Jean Coutu

Pierre Couture | Agence QMI

L’épicier Metro ne ferme pas la porte à développer son propre programme de fidélisation chez Jean Coutu une fois la transaction de 4,5 milliards $ complétée au printemps 2018.

«Il faudra regarder le portrait dans son ensemble et développer notre propre stratégie», a indiqué mercredi le grand patron de Metro, Éric La Flèche, lors d’une conférence téléphonique portant sur les résultats financiers de l’entreprise.

Selon ce dernier, Metro étudiera sérieusement le programme de fidélisation de Jean Coutu qui fait affaire actuellement avec Air Miles. Metro détient aussi une entente avec Air Miles pour ses supermarchés en Ontario.

Selon le PDG de Metro, le programme Metro & Moi connaît beaucoup de succès au Québec avec plus de 1,6 million de membres. Depuis 2010, Metro & Moi a distribué 235 millions $.

«C’est un programme très apprécié», a souligné M. La Flèche tout en précisant que «tous les programmes de fidélisation devaient évoluer».

Metro pourrait ainsi imiter son principal compétiteur au Québec, Loblaw/Provigo/Maxi, qui a annoncé la fusion de son programme de fidélisation (PC Plus) avec celui de ses pharmacies Pharmaprix (Optimum) pour le 1er février 2018.

Ce n’est pas la première fois que Metro remet en doute son partenariat avec Air Miles. En janvier dernier, l’épicier québécois avait laissé entendre qu’il pourrait éventuellement introduire en Ontario son propre programme de fidélisation.

Plusieurs analystes sont d’avis que Metro pourrait éventuellement lancer son programme de fidélisation chez Jean Coutu et dans ses supermarchés en Ontario.

En octobre dernier, Metro a annoncé l’acquisition du Groupe Jean Coutu ainsi que la vente d’actions d’Alimentation Couche-Tard afin de financer en partie cette transaction de 4,5 milliards $, qui doit toutefois être autorisée par les autorités réglementaires.

Beaucoup de compétition

Par ailleurs, le grand patron de Metro a reconnu que la forte compétition dans le secteur alimentaire continuait d’avoir un impact sur les prix des aliments dans les supermarchés.

«La compétition plus intense continue de mettre de la pression sur les prix», a-t-il formulé.

Pour l’ensemble de l’exercice 2017, le chiffre d'affaires de Metro a atteint 13,175 milliards $, en hausse de 3 % par rapport à l’exercice 2016. Les profits sont aussi en augmentation de 3,8 %, à 608 millions $.

Au dernier trimestre, la croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an s’est élevée à 0,4 %, alors qu’elle avait été de 2,8 % lors du quatrième trimestre l’an dernier.

Pour la période de trois mois close le 30 septembre dernier, Metro a déclaré un bénéfice net de 154,9 millions $, en hausse de 6,8 % sur un an.

Salaire minimum

Dès janvier prochain, Metro prévoit absorber les coûts liés à une hausse du salaire minimum en Ontario qui passera de 11,40 $ à 14 $.

Metro soutient que ce changement se traduira pas des coûts supplémentaires annuels de 45 à 50 millions $.

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