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Une mère porte plainte contre l’école de son fils

En crise d’appendicite, un élève se fait répondre: «tu vas endurer»

TVA Nouvelles

La mère d’un élève de 15 ans dénonce le traitement réservé à son fils, après que ce dernier est revenu à la maison avec une vive douleur au ventre qui s’est avérée être une crise d’appendicite.

Malik Khamis, qui fréquente l’école secondaire des Pionniers de Trois-Rivières, s’est plaint d’avoir mal au ventre à la dernière période de cours, lundi.

Élève mal au ventre2

Courtoisie famille

Il venait de compléter son examen et il a demandé à son enseignant s’il pouvait aller à la salle de bains, alors qu’il ne restait que 20 minutes avant la fin des classes.

«Son professeur lui a répondu: "moi, ça fait un an que j’endure un mal de ventre, alors tu vas endurer et attendre la fin de la période"», raconte la mère de l’adolescent, Marie-Ève Lethiec, en entrevue à TVA Nouvelles.

Après avoir passé une heure dans les toilettes de l’école, Malik est ensuite rentré chez lui de peine et de misère. «Quand il est rentré, il s’est carrément effondré dans sa chambre devant son père, en se plaignant de douleurs intenses et de nausée, relate Mme Lethiec. Il était en sueur et faisait de la fièvre. Je suis arrivée 5 minutes après et là, il s’est mis à vomir.»

Élève mal au ventre1

Courtoisie famille

Conduit à l'urgence

Dans l’heure qui a suivi, les parents ont amené leur fils à l’urgence, où le personnel médical a pris son état au sérieux. «Il n’a pas attendu, il a passé au triage et on l’a transféré directement sur une civière. On lui a branché un soluté et on nous a dit que son état était assez grave.»

Deux jours plus tard, Malik demeure hospitalisé en pédiatrie au CHRTR.

Sa mère a décidé de porter plainte après avoir tenté de communiquer avec la direction de l’école. «On m’a fait attendre longtemps pendant que Malik était dans un état critique à l’hôpital, hier. Je suis repartie bredouille. À la suite de ça, j’ai contacté la police et, aujourd’hui, la Direction de la protection de la jeunesse et les médias.

Jointe par TVA Nouvelles, la Commission scolaire Chemin du Roy a réagi en affirmant avoir fait «tout ce qui devait être fait». «Aucun signe ne démontrait à l’enseignant que l’élève était souffrant. L’élève n’a pas insisté», a-t-on indiqué au service des communications.