/news/politics

Jean-François Lisée satisfait

Un député du PQ s'excuse d'avoir utilisé le mot «nègre» devant des élèves

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI

Le député péquiste d’Abitibi-Ouest, François Gendron, a dû s’excuser à une élève du secondaire après avoir utilisé le mot «nègre» devant sa classe.

Selon ce qu’a rapporté le réseau CTV, le député Gendron a dit, lors de cette présentation le mois passé, que lorsqu’il était ministre des Ressources naturelles, il devait «travailler comme un nègre».

M. Gendron a dit reconnaître que «dans le contexte d’aujourd’hui», certaines personnes peuvent «prétendre» que c’est offensant, alors que «ce n’était pas du tout» son intention.

«On a tenté de donner des proportions exagérées à l’affaire», a-t-il cependant indiqué, sans préciser s’il faisait référence à l’élève blessée ou aux médias.

«[L’élève du secondaire] voulait avoir une lettre d’excuses. Je lui en ai fait une, et c’est réglé», a-t-il ajouté.

Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée s’est dit satisfait des excuses offertes par son député.

«Je lui ai dit - et il était d’accord - que ce n’était pas une expression acceptable, et qu’il devait s’excuser, ce qu’il avait d’ailleurs déjà fait», a indiqué M. Lisée.

«Peu importe si l’expression fait partie du vocabulaire depuis longtemps, la société évolue, et nous ne devons jamais [utiliser l’expression]. [...] C’est une expression à bannir», a-t-il ajouté.

«Besoin d’éducation»

Pour le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, cette situation est une manifestation claire d’un manque d’éducation.

«C’est un exemple, clairement, d’un besoin pour davantage d’éducation. L’utilisation d’une telle expression est tout à fait déplacée», a commenté en anglais le ministre David Heurtel, lors d’une mêlée de presse.

Plus d’éducation sur la question permettrait aux citoyens «d’être plus sensibles quant à l’utilisation de certains termes», a-t-il ajouté, sans offrir de solution concrète à ce manque d’éducation.

- Avec la collaboration de Patrick Bellerose