/news/currentevents

Ses proches reprennent la routine

Mélissa Blais, incompréhensible même un mois après sa disparition

Amélie St-Yves | Agence QMI

Les proches de Mélissa Blais, cette femme disparue sans laisser de traces il y a un mois, à Yamachiche, en Mauricie, reprennent tranquillement leur routine pour ne pas s’écrouler sous la peine.

Le conjoint de Mélissa Blais, François Venne, a repris le travail lundi pour passer moins de temps à s’inquiéter dans sa grande maison vide, dit-il.

Le mystère plane toujours sur la disparition de sa conjointe, que personne n’a vue depuis la nuit du 2 novembre.

«Le travail me permet d’avoir une certaine routine de vie. Ça m’oblige à bouger. Ça fait un peu de bien», a-t-il indiqué.

Le 1er novembre au soir, vers 19 h 30, Mélissa Blais a quitté la maison après une prise de bec avec lui pour aller rejoindre ses amis au poker. Elle est ensuite allée boire de l’alcool dans deux bars de Louiseville et a quitté vers 2 h 15 du matin.

Personne n’a vu si elle a pris le volant. Ni elle ni sa voiture n’ont été vues depuis.

La Sûreté du Québec (SQ) a prévu de nouvelles recherches terrestres vendredi, en Mauricie. Jusqu’à présent, plusieurs opérations ont été menées en hélicoptère, à l'aide de véhicules tout-terrain et même avec des plongeurs, mais ça n’a pas donné les résultats espérés.

Fouillé partout

Le conjoint de la disparue n’arrive pas à regarder des photos sans pleurer. La neige s’en vient et il ne sait pas quoi faire de plus pour la retrouver.

«On a regardé toutes les rivières, les fossés. On a fouillé plein de places, qu’on a faites deux, trois et même quatre fois. Je dirais qu’on a fouillé 95 % de tout le territoire entourant Louiseville et Yamachiche», a-t-il raconté.

La mère de Mélissa Blais, Diane Naud, était aussi au travail jeudi, à la Brassette Lamy, à Louiseville.

«Les comptes vont rentrer pareil. En même temps, ça me change les idées un peu de travailler», a-t-elle dit.

François Venne s’inquiète de voir que l’enquête semble ralentir et aimerait que les Crimes majeurs considèrent davantage les hypothèses de l’enlèvement ou du meurtre que celles du départ volontaire, du suicide ou de l’accident.

Il croit qu’il y a eu trop d’improvisation dans les premiers jours de l’enquête.

«La première semaine, c’était la SQ de Louiseville, après, les Crimes majeurs arrivent et ils recommencent du début ce qui a été fait. Ils ont perdu un temps fou», a-t-il indiqué.

La porte-parole de la SQ Éloïse Cossette rassure que les enquêteurs ne sont pas en train de baisser les bras.

«On continue. L’enquête se poursuit et ne ralentit pas», a-t-elle dit.

Dans la même catégorie