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Sommet à Rimouski

Pénurie de main-d'oeuvre en aménagement forestier au Bas-Saint-Laurent

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

La relève en aménagement forestier se fait de plus en plus rare au Bas-Saint-Laurent. Le Sommet sur l’emploi en aménagement forestier s'est tenu jeudi à Rimouski pour identifier des pistes de solution afin de venir à bout de la pénurie de main-d'œuvre qui affecte cette industrie.

Travailleurs sylvicoles, entrepreneurs, regroupements forestiers, élus et établissements scolaires ont discuté de l'emploi en aménagement forestier. Il s'agit de tâches clés dans l'industrie comme le débroussaillage, la plantation et le support à la coupe.

Au Bas-Saint-Laurent, on compte environ 400 emplois en aménagement forestier répartis dans une quinzaine d'entreprises. D'ici cinq ans, on estime que 200 postes seront à pourvoir.

«Pour nous, il y a un double défi aujourd'hui: c'est de maintenir nos travailleurs actuels à l'emploi avec des conditions convenables et la rétention, le renouvellement de nouveaux travailleurs», a dit Sébastien Jean, directeur général de la Société d'exploitation des ressources (SER) de la Vallée.

La moyenne d'âge des travailleurs sylvicoles augmente. Un comité a été formé au terme du sommet pour se mettre rapidement en mode solution. Un plan d'action est en préparation.

«Pour la mise en action, faut pas que ce soit quelque chose qui prend un an avant de se retourner puis de faire des choses. Il faut qu'à partir des prochaines semaines déjà on sache où on s'en va. Qui sont les partenaires à cibler? Combien de temps, d'énergie et de sous sont-ils prêts à mettre?», a indiqué la présidente du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent, Guylaine Sirois.

«La base, en fin de compte, c'est de produire du bois, d'aménager nos forêts, c'est de maintenir nos possibilités forestières et, pour ça, ça nous prend des travailleurs forestiers, ça nous prend des compétences», a dit Paul Saint-Laurent, directeur général du secteur sud-est au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Le Sommet sur l’emploi en aménagement forestier a aussi permis aux partenaires de discuter de la formation de la relève.

«Avec les jeunes, il y a beaucoup de temps à mettre avec la formation parce que ce n'est pas un travail ciblé, c'est pratiquement tous les aspects du travail», a souligné Jean-François Côté, technicien en forêt publique à la SER de la Neigette.

Dans la région, 40 % des emplois du secteur manufacturier sont liés aux produits forestiers.