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Aluminerie ABI

La proscription des clauses «orphelins» pourrait réorienter les négos

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Québec s'apprête à poser un geste qui pourrait être déterminant pour les négociations en cours à l'Aluminerie de Bécancour (ABI), dans le Centre-du-Québec.

Le «Journal de Montréal» a révélé que le gouvernement du Québec aurait finalement décidé de modifier la Loi sur les normes du travail afin de proscrire les clauses «orphelins» en matière de régime de retraite dans les conventions collectives.

La création d'un régime de retraite à deux vitesses constitue justement l'enjeu principal de la négociation des 1030 travailleurs d'ABI. Le syndicat a déjà rejeté catégoriquement cette demande patronale et est prêt à déclencher la grève.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se réjouit de l'intention du gouvernement Couillard. Son parti avait déposé pas plus tard que la semaine dernière un projet de loi allant dans le même sens.

D'ailleurs, le député a publiquement pris position contre la demande d'Alcoa dans la négociation à ABI. «J'étais obligé d'être sympathique avec les revendications du syndicat parce qu'on ne devrait pas avoir des clauses dans nos conventions collectives qui discriminent les jeunes», a-t-il dit.

Sans commenter directement la situation à l'aluminerie, la direction régionale de la FTQ se permet d'applaudir l'intention gouvernementale. Ce syndicat réclame depuis plusieurs années l'abolition des clauses «orphelins».

«Certes il y a le régime de retraite, mais il y a aussi les assurances collectives, dont on prétend qu'elles devraient aussi donner lieu à un traitement équitable. On se réjouit quand même que la revendication ait été entendue», a commenté David Madden, directeur général de la FTQ-Mauricie.

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