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Saint-Théodore-d'Acton

Un père meurt en tentant de sauver son fils de 6 ans dans un incendie

Maxime Deland

 - Agence QMI

Un père de famille est mort en tentant de sauver son garçon de 6 ans coincé dans leur résidence en flammes, vendredi avant-midi, à Saint-Théodore-d’Acton, en Montérégie. 

N’eût été l’intervention héroïque de deux voisins, le bilan aurait pu s’alourdir.

 

«Mon frère! Mon frère!»

N’écoutant que leur courage, les deux hommes ont réussi, à l’aide d’une échelle, à sauver in extremis l’un des enfants prisonniers de la maison en flammes.

«J’ai entendu crier, puis j’ai vu le voisin passer devant chez nous avec une échelle. Je suis sorti pour voir ce qui se passait», a raconté Réjean, un voisin immédiat.

Les deux hommes se sont approchés de la résidence en feu et ont courageusement sauvé la vie du garçon de 8 ans, qui se tenait tout près d’une fenêtre du deuxième étage. Il s’en est tiré avec de légères blessures.

«On a réussi à le descendre par l’échelle. Il criait "Mon frère! Mon frère!"», a raconté Réjean, les yeux dans l’eau, visiblement encore ébranlé par les événements.

 

Selon d’autres témoins, le père, François Arpin, aurait réussi à évacuer la maison sans être blessé. Mais voyant que son plus jeune fils Raphaël était toujours à l’intérieur, le père de famille de 50 ans serait retourné dans la résidence en feu. Il n’en est jamais ressorti.

Le jeune enfant a lui aussi péri. Ce sont les pompiers qui l’ont sorti des décombres de la maison. Le garçon ne respirait déjà plus. Des manœuvres de réanimation ont été tentées, mais sans succès.

«Il était mou comme une guenille quand ils l’ont sorti. On savait qu’il était mort, qu’il n’y avait plus rien à faire», a laissé tomber Réal Raymond, le voisin d’en face qui a assisté au drame, impuissant.

Belle famille

La mère, qui était absente au moment des faits, serait arrivée sur les lieux durant l’incendie. Elle a dû être traitée pour un violent choc nerveux. Ses deux garçons étaient demeurés à la maison puisque leur école était en journée pédagogique.

«C’est épouvantable, a laissé tomber la conjointe de M. Raymond, Francine Lainesse. C’était une maudite belle famille. Cet été, je voyais les jeunes dans la piscine. Ils criaient, ils riaient... Ils avaient tellement l’air heureux. Ça brise le cœur cette histoire-là.»

L’enquête visant à éclaircir les circonstances de cette tragédie a été confiée aux enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.