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iPhone 5 et 6: un Montréalais veut intenter une action collective

Michael Nguyen | Agence QMI

Un Montréalais dont le iPhone 5 aurait significativement ralenti depuis une mise à jour veut intenter une action collective contre le géant américain, qu’il accuse d’avoir recours à « l’obsolescence programmée ».

«Après la mise à jour, le téléphone ne peut plus être utilisé normalement, se plaint Simon St-Onge dans le document de cour déposé au palais de justice de Montréal. Il est rendu lent, avec des bogues, et il ne peut plus être utilisé normalement.»

M. St-Onge en a contre les systèmes d’exploitation iOS 10 et iOS 11 d’Apple, vantés comme de grandes avancées technologiques. Mais ce que l’entreprise de Cupertino ne dit pas, indique la demande d’action collective, c’est que ces mises à jour peuvent causer bien des maux de tête aux utilisateurs de plus vieux téléphones.

«Cette pratique trompeuse et cette fausse publicité sont en violation [de la loi]», peut-on lire dans la demande écrite par l’avocat Eric De Louya.

Obsolescence programmée

Depuis la mise à jour du système d’exploitation, M. St-Onge se plaint d’avoir plein de problèmes avec son iPhone 5. Les courriels, son carnet d’adresses et ses messages texte sont difficilement utilisables, dit-il dans la poursuite.

Et son téléphone a tendance à boguer, et même à « crasher », déplore-t-il, accusant Apple d’utiliser le concept « d’obsolescence programmée » afin de forcer les consommateurs d’acheter les plus récents produits.

Le Montréalais a bien tenté de revenir à l’ancien système d’exploitation, ce qui s’est avéré quasiment impossible.

«[Apple] n’a pas prévenu les consommateurs que la mise à jour est pratiquement irréversible», indique la requête.

Face à ce problème, M. St-Onge dit avoir fait face à deux choix : continuer à utiliser un téléphone «qui dérange chaque aspect de sa vie quotidienne, ou dépenser des centaines de dollars pour un nouveau téléphone intelligent».

Dédommagement

Et s’il avait voulu changer de téléphone, il aurait dû rester avec Apple afin de rester dans le même écosystème.

«Pour compliquer les choses, la plupart des consommateurs qui veulent un nouvel iPhone doivent signer un contrat de deux ans», indique le document de cour.

Tous ces problèmes valent un dédommagement monétaire, croit M. St-Onge, qui souhaite représenter tous les Québécois qui vivent la même situation que lui. Aucun montant n’a toutefois été avancé.

Il veut aussi qu’Apple rachète son téléphone, et lui offre, ainsi qu’à tous les membres de l’action collective, un nouveau téléphone, soit le iPhone 8 «ou un modèle plus récent».

À moins d’un règlement à l’amiable, le processus judiciaire pourrait durer des années.

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