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Attentat à la mosquée de Québec

Sans contrôle des armes, le risque d'un drame existe encore

Taïeb Moalla | Agence QMI

Tant qu’il n’y aura pas de meilleur contrôle des armes à feu au Canada, «nous risquons de vivre le même drame» que celui de la Grande mosquée de Québec, estime le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ).

Extrêmement ému, Boufeldja Benabdallah a lancé un cri d’alarme lundi après-midi lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel de ville de Québec et consacrée aux détails des célébrations du premier anniversaire de la tuerie.

«Des balles ont été tirées par une arme automatique», a insisté M. Benabdallah en rappelant que des membres du CCIQ se sont récemment rendus à la Chambre des communes, à Ottawa, pour obtenir que les règles pour la possession d’armes à feu soient resserrées . Le leader musulman a dit ne pas comprendre que «des armes de guerre» puissent être permises au Canada. Il a ajouté que les fidèles ont encore peur en se rendant prier à la Grande Mosquée.

Le maire de Québec a apporté son soutien à la revendication de limiter la circulation des armes à feu. À l’exception des activités de chasse, Régis Labeaume estime que cette possession doit être «le plus restreint et la plus sévère possible (...) On veut zéro arme (...) C’est pas l’Amérique de Trump (...) Pourquoi avez-vous besoin d’une arme chez vous?»

Près d’un an après la tuerie, M. Labeaume a admis que «la communauté musulmane (de Québec) va mal. Elle est en détresse». M. Benabdallah a acquiescé à ce constat, en insistant sur le fait que les musulmans de Québec ne demandent pas d’accommodements et qu’ils veulent vivre en paix comme leurs concitoyens.

Cérémonies religieuses et rassemblement

Fin janvier 2018, deux cérémonies religieuses (une musulmane et une œcuménique) auront lieu à la Grande Mosquée de Québec (probablement le vendredi 26 janvier) et au Pavillon de la Jeunesse sur le site d’ExpoCité (le dimanche 28 janvier). Un rassemblement de solidarité se déroulera à quelques pas du lieu du drame, le 29 janvier 2018, un an jour pour jour après la tuerie. Les citoyens de Québec seront invités ce jour-là à déposer fleurs et bougies près du lieu de culte.

Élisabeth Germain, une des organisatrices du rassemblement, a tenu à dénoncer la «tuerie terroriste» qui a frappé Québec le 29 janvier 2017.

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