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Un policier condamné

Pour que les autopatrouilles soient munies d'un GPS

TVA Nouvelles

Depuis la mort de son fils en 2012, Richard Rompré milite pour que les véhicules d’urgence soient munis d’un système de géolocalisation GPS.

En juin 2012 à Papineauville, Éric Rompré est mort après avoir été heurté de plein fouet par une autopatrouille de la Sûreté du Québec (SQ) qui roulait à 180 km/h pour répondre à un appel jugé non urgent.

«J’ai fait une demande d’information à la Sûreté du Québec pour savoir s’il y avait une entente négociée entre l’Association des policiers et policières du Québec et la direction de la Sûreté du Québec concernant l’utilisation des GPS. J’ai reçu une réponse le 1er décembre et effectivement il y a eu une entente signée au mois de juillet 2013, donc avant même que le nouveau réseau de communications numériques soit mis en service, le syndicat avait négocié avec la direction de la Sûreté du Québec pour ne pas utiliser la nouvelle technologie pour faire l’encadrement de leurs forces», explique M. Rompré.

Reconnu coupable de conduite dangereuse causant la mort, le policier impliqué François Laurin a été condamné lundi à 12 mois de prison, mais il a déjà porté le verdict en appel.

Déçu, mais pas surpris

Richard Rompré se dit déçu par le verdict, mais par surpris.

«On s’y attendait, on le savait dès le début même parce que la procureure nous avait avisés que c’était une très forte probabilité», souffle-t-il.

«On le sait que ce policier ne s’est pas levé ce matin-là en se disant: "je vais aller tuer quelqu’un". On sait que c’est un accident, par contre on sait que la vitesse n’était pas nécessaire, le juge l’a martelé à plusieurs reprises dans son jugement, il n’y avait pas de réelle urgence qui justifiait de rouler à la vitesse à laquelle il circulait», ajoute Richard Rompré.

Message

Le père endeuillé souhaite, du moins, que la condamnation de l’agent François Laurin envoie un message clair aux corps policiers québécois.

«Nous notre bataille depuis le début ce n’est pas que le policier soit reconnu coupable (...) le plus important c’est le message qui va être véhiculé à travers cette sentence-là aux forces policières : si les policiers commettent des bévues ils sont passibles d’accusations criminelles, de perdre leur job, leur réputation et terminer leur carrière en déshonneur», conclut M. Rompré.

 

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