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Vie extraterrestre

Des chercheurs de l’UdeM découvrent deux «Super-Terres»

Catherine Montambeault | Agence QMI

Alex Borsema, Agence QMI

Des scientifiques dirigés par un chercheur de l’Université de Montréal ont découvert deux planètes similaires à la Terre, dont l’une pourrait actuellement héberger de la vie extraterrestre.

Les deux nouvelles planètes, K2-18b et K2-18c, sont très semblables et orbitent autour de la même étoile, la naine rouge K2-18. La deuxième est toutefois beaucoup plus proche de son soleil, ce qui la rend trop chaude pour être habitée.

C’est K2-18b qui vole la vedette, puisque sa surface pourrait être couverte d’eau liquide, un élément essentiel à la vie telle que nous la connaissons.

Les chercheurs ne peuvent dire, pour l’instant, si la race humaine pourrait y vivre. Mais de toute façon, cette planète est située à 111 années-lumière de la Terre, soit beaucoup trop loin pour que l’on puisse s’y rendre.

Pour comparaison, une année-lumière correspond à environ 9500 milliards de kilomètres. L’humain n’a jamais posé le pied sur un corps céleste situé plus loin que la Lune, qui se trouve à environ 380 000 kilomètres de nous.

«Plus on trouve de planètes potentiellement habitables, plus ça nous dit qu’elles ne sont pas si rares», a indiqué Ryan Cloutier, chercheur principal et candidat au doctorat à l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) de l’Université de Montréal.

«Donc, même si on ne se rendra jamais sur K2-18b, sa découverte nous permet d’avoir une idée plus précise du nombre de planètes habitables dans l’univers.»

Un coup de chance

K2-18b a été mise au jour pour la première fois en 2015, mais c’est en étudiant sa masse récemment qu’une équipe internationale de scientifiques a appris que cette planète était non seulement potentiellement habitable, mais qu’elle avait aussi une voisine.

«Nous avions l’intention d’étudier la première planète, celle que nous savions qui était là, [...] et nous avons eu la chance de tomber sur une autre!», a lancé l’auteur principal de l’article qui paraîtra bientôt dans le journal «Astronomy and Astrophysics».

Les deux planètes situées dans la constellation du Lion sont désormais considérées comme des Super-Terres, puisque leur masse est supérieure à celle de notre planète.

Faite de roche ou d’eau

Maintenant que les chercheurs connaissent la masse de K2-18b, il leur reste à déterminer s’il s’agit d’une planète rocheuse dotée d’une enveloppe gazeuse comme la Terre, ou d’une planète essentiellement composée d’eau et recouverte d’une épaisse couche de glace.

Ils pourront le savoir lorsque le télescope spatial James Webb, le plus complexe et le plus puissant jamais construit, entrera en fonction au printemps 2019.

Jusqu’à maintenant, 3564 exoplanètes (planètes situées à l’extérieur du système solaire) ont été officiellement détectées et 4496 sont en attente de confirmation. Sur ce nombre, une cinquantaine seulement sont potentiellement habitables.

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