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Arrondissement de La Baie

Deux maisons démolies en raison de risques de glissement de terrain

Jean Houle | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Les maisons de deux familles de l’arrondissement de La Baie, à Saguenay, ont été démolies en raison de risques importants de glissement de terrain.

Complétée mercredi, la démolition était la seule solution. «On avait reçu l'avis à la mi-août, et on avait 24 heures pour sortir», a confié l'un des propriétaires touchés, qui a requis l'anonymat.

Pendant plus de 30 ans, les deux maisons n'avaient jamais été menacées par la pente qui les surplombait. Mais le diagnostic des inspecteurs de la Ville de Saguenay, cet été, était alarmant. Des fissures laissaient présager un glissement de terrain.

«On a alors demandé au ministère des Transports de vérifier à son tour, et il a décrété une évacuation préventive», a dit Jeannot Allard, de la Ville de Saguenay.

Les occupants ont récupéré leurs effets personnels accompagnés des pompiers. Le nivellement de la pente aurait été dangereux pour les résidences en raison de la lourdeur des équipements. Le déménagement des maisons aurait lui aussi été trop délicat.

Le ministère de la Sécurité publique a puisé dans son programme spécifique pour racheter les deux maisons, sans trop de pertes pour les propriétaires.

La démolition, entreprise lundi, n'est pas passée inaperçue.

«Ça fait bizarre de voir partir ça», a dit Laurent Otis, qui avait construit l'une des deux maisons en 1983 et qui l'a habitée jusqu'en 2000.

«Jamais la municipalité ne nous avait dit que c'était dangereux. Ils m'ont donné le permis», a-t-il indiqué.

«Moi, je n'ai pas peur d'un affaissement, a dit Gérard Poitras, qui réside sur la rue John-Kane. Ce n'est pas très haut.»

Quand la démolition sera complétée, des blocs de béton seront installés pour prévenir tout glissement. L'une des fondations a été épargnée, pour aider à stabiliser le terrain.

Une troisième résidence avait aussi été évacuée en août, mais ses propriétaires ont été réintégrés après 48 heures. Le dégagement de leur cour arrière permettait l'installation de blocs temporaires.

«Il faudra installer de nouveaux blocs en mars prochain», a précisé Jeannot Allard. La démolition des maisons pourrait avoir déstabilisé le sol.»

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