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Motion adoptée

Le «Bonjour/Hi» est un «signe de respect», dit Kathleen Weil

Charles Lecavalier | Agence QMI

Durement critiquée par la communauté anglophone, la ministre Kathleen Weil affirme maintenant que la formule «Bonjour Hi» est un signe de respect, même si elle a appuyé une motion qui demande sa disparition.

«Je comprends la réaction anglophone. Moi je vous dirais que ''bonjour hi'', parce que je suis à Montréal souvent, moi je vois ça comme un signe de respect», a expliqué la ministre responsable des relations avec les anglophones, mercredi.

«La personne se dit, peut-être qu’elle aimerait mieux parler en anglais, mais elle répond ‘’bonjour hi’’ parce qu’elle retourne le respect se disant, peut-être que cette personne souhaiterait continuer en anglais ou en français», a-t-elle expliqué.

Mme Weil tente de limiter les dégâts dans la communauté anglophone depuis l’adoption jeudi dernier d’une motion qui «invite tous les commerçants et tous les salariés qui sont en contact avec la clientèle locale et internationale de les accueillir chaleureusement avec le mot bonjour».

La réaction a été particulièrement vive à Montréal, car «les gens sont bilingues, parlent deux langues». «C’est une ville ouverte, ouverte à la diversité, c’est très polyglotte Montréal, c’est une ville ouverte sur le monde [...] Ce qu’ils ont rejeté, c’est cette notion que le ‘’bonjour hi’’ serait choquant».

Elle estime d’ailleurs que les électeurs qui se sont plaints à son bureau de circonscription durant la fin de semaine n’ont pas compris. «Eux, ils ont de la misère à suivre ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Ils pensaient qu’on avait légiféré pour bannir le ‘’hi’’. C’était extrême», a-t-elle lancé. Elle estime aussi que les médias anglophones ont été «très émotifs» sur cette question. «Le message, il n’y avait que du positif, c’est ce n’est pas ce qui a été compris par la communauté», a-t-elle déploré.

Elle ne croit pas toutefois que la ministre de la Culture Marie Montpetit a commis un faux pas en affirmant sur les ondes de TVA que le «bonjour hi» était un «irritant». Elle estime toutefois que la maîtrise de plusieurs langues est nécessaire pour bien comprendre le débat. «J’écoute les médias francophones et beaucoup de francophones disent ça. Un moment donné, les francophones vont réagir d’une façon, les anglophones d’une autre. Et ceux qui sont bilingues, trilingues, multilingues, nous on est capable de voir les deux réactions», a-t-elle noté.

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