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Détresse à la Sûreté du Québec

«Les policiers ne sont pas des machines»

TVA Nouvelles

Une opération d’envergure menée hier après-midi s’est conclue par la découverte du corps d’un policier dans un secteur boisé de Mirabel. L’homme, qu’on savait dépressif, s’est enlevé la vie avant d’être retrouvé. Un drame qui ramène à l’avant-plan de l’actualité la question des suicides dans la Sûreté du Québec.

Depuis le début de l’année, le corps policier provincial aurait été secoué par huit suicides, selon les sources de l’expert Jean-François Brochu.

«Souvent, dans le cas des policiers, la solution permanente à un problème passager, elle est à la ceinture et c’est facile de passer à l’acte», a-t-il expliqué à l’émission Le 9 heures, faisant référence au fait que plusieurs suicides ont été commis avec une arme de service.

Pour M. Brochu, c’est la preuve que les policiers «ne sont pas des machines». «Ils ont les mêmes problèmes que l’ensemble de la population: les divorces, l’alcool, la drogue... ça peut aussi être les problèmes d’argent», énumère-t-il.

Cette situation inquiétante n’est pas étrangère à ce que ce spécialiste des enquêtes policières qualifie de «contexte de l’uniforme», suivant lequel les agents sont en contact quotidien avec la mort, la misère humaine et le négatif, qui font «chauffer le presto».

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