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Pénurie de main-d’œuvre

Le temps des Fêtes, un défi de taille pour l'industrie touristique

Sébastien Dubois | TVA Nouvelles

La pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans la grande région de Québec amène son lot de défis, une situation qui se complique avec l’arrivée des semaines très achalandées de la période des Fêtes.

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«Est-ce qu'on va être obligé de fermer le 24 décembre pour pallier le manque de main-d'œuvre?», se questionne le directeur général de l’Hôtel Champlain, Thibaut Godicheau.

Le manque de personnel durant la période des Fêtes a amené son lot de questionnement pour lui.

«Pendant une courte période de 2 à 3 semaines maximum, on a une fréquentation équivalente en plein été», souligne-t-il.

La situation est particulièrement difficile cette année.

«C'est la première année qu'on vit ça à ce point, témoigne Michèle Doré, propriétaire de l’endroit . Et plus ça va aller et plus ça va être comme ça. Le problème est profond et il faut absolument qu'on valorise l'industrie touristique et les emplois qui s'y rattachent.»

Tourisme hivernal

Miser sur le tourisme hivernal de la région de Québec fonctionne. De janvier à mars 2017, l'occupation hôtelière était en hausse de 5,6% par rapport à 2016. Mais cette popularité entraîne des besoins supplémentaires en terme de personnel.

À l'Hôtel Champlain, deux employés du stationnement ont récemment démissionné à quelques jours de la période des Fêtes, ce qui ajoute une pression supplémentaire.

Le directeur général s’attend à devoir accomplir lui-même certaines tâches inhabituelles pour pallier le manque de personnel

Les calèches, un des symboles de l’industrie touristique, souffrent aussi de cette pénurie de personnel. Il semble que trop peu de cochers soient disponibles durant la période des Fêtes.

«C’est un casse-tête et on ne veut pas être trop contraignant pour l’équipe tout en offrant des congés», mentionne le propriétaire de l’entreprise Calèches Québec.

Retraités mis à contribution

Pour pallier le manque de personnel, la station de ski Le Relais du Lac Beauport embauche de plus en plus de jeunes retraités.

«On en a partout, on en a dans la restauration, on a des patrouilleurs, certains qui travaillent aux remonte-pentes ou au service à la clientèle», précise le directeur général de la station de ski, Mario Bourassa.

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