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Leurre informatique et contact sexuel

Frédéric Beaudoin coupable de leurre informatique sur 25 adolescentes

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Un homme de 32 ans de Magog, en Estrie, a pris le chemin de la prison jeudi après avoir été trouvé coupable de leurre informatique sur 25 adolescentes ainsi que de contact sexuel sur l'une d'entre elles.

La décision a été rendue en après-midi au palais de justice de Sherbrooke par la juge Hélène Fabi.

Frédéric Beaudoin a communiqué par l'entremise de Messenger avec des adolescentes, toutes âgées de 12 à 17 ans, afin de retenir leurs services comme gardienne.

C'était un subterfuge pour les attirer chez lui puisque dans les faits, l'accusé de 32 ans vit seul et n'a pas d'enfant.

Sur les 25 plaignantes pour lesquelles il a été trouvé coupable de leurre informatique, cinq se sont présentées à son logement de Magog pour ensuite découvrir que ce n'était que supercherie.

Plusieurs autres sont passées bien près de s'y rendre, mais lui ont fait faux bond en raison des doutes qu'elles entretenaient.

Si une seule adolescente a été victime d'attouchements, pour la majorité des adolescentes il était clair que ce que Beaudoin recherchait, c'était d'avoir des contacts sexuels avec elles. Elles disent avoir ressenti ce désir dans son regard et ses sourires.

Le crime de leurre d'enfant est punissable par une peine minimale d'un an d'emprisonnement.

Selon le Code criminel, pour une infraction de nature sexuelle commise contre un enfant, la peine infligée doit être purgée consécutivement à celle imposée pour une infraction qui en concerne un autre.

Dans ce cas-ci, comme il y a 25 victimes, la sentence serait de 25 ans.

L'avocat de Frédéric Beaudoin, Me Guy Plourde entend bien sûr plaider l'article 12 de la Charte des droits et libertés et le caractère déraisonnable d'une pareille peine compte tenu des circonstances des infractions ainsi que des gestes posés.

Le débat aura lieu le 16 janvier prochain.

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