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Fiori poursuit sa maison de disques pour 245 000$

Michael Nguyen | Agence QMI

Sébastien St-Jean / Agence QMI

L’auteur-compositeur Serge Fiori intente une poursuite de 245 000 $ contre sa maison de production, qu’il accuse de plusieurs ruptures de contrats pour son dernier album.

«[Gestion Son Image inc.] a sciemment contrevenu à ses obligations contractuelles à un degré tel que la relation d’affaires est devenue intenable», affirme l’ancien membre d’Harmonium dans une poursuite rendue publique mercredi, au palais de justice de Montréal.

M. Fiori en a contre de nombreuses présumées ruptures de contrats de la maison de disques, à la suite de la sortie de son disque éponyme en 2014, après 28 ans d’absence.

En sept semaines, l’artiste avait été certifié platine avec 80 000 exemplaires vendus, et il avait terminé l’année au deuxième rang des meilleurs vendeurs au Québec, toutes catégories confondues.

Coûts

Mais derrière ce succès, tout ne s’est pas passé rondement, déplore M. Fiori dans le document de cour.

En signant le contrat, l’auteur-compositeur-interprète affirme que les parties s’étaient entendues pour un budget de production d’environ 75 000 $, de même que pour les coûts de promotion.

«Ces coûts devaient être partagés entre la maison de disques et M. Fiori, indique la poursuite civile.»

Or, la production de l’album aurait fini par coûter près de 400 000 $, tandis que la promotion a grimpé à 230 000 $.

La page Facebook consacrée à l’album aurait aussi été mal gérée, malgré des investissements de «plusieurs milliers de dollars par mois». M. Fiori n’avait même pas de droit d’accès à la page, peut-on lire dans le document.

Pas de Félix

M. Fiori reproche également à Gestion Son Image inc. de ne pas l’avoir consulté pour des décisions importantes, telles que le prévoyait le contrat.

Il reproche entre autres la signature d’une entente d’exclusivité avec Rouge FM sans avoir été consulté.

«[Cette entente] aurait bloqué d’autres sources de visibilité de l’album, et potentiellement privé [M. Fiori] d’un Félix, soit la reconnaissance dans l’univers musical québécois», affirment les avocats de l’auteur-compositeur-interprète.

L’artiste accuse ainsi la maison de disques d’avoir agi «contre ses intérêts», et d’avoir agi de mauvaise foi dans cette affaire.

Il dit avoir eu, par l’entremise d’avocats, des pourparlers afin de régler leur litige, mais le tout s’est avéré infructueux, d’où le dépôt d’une poursuite civile en Cour supérieure du Québec qui demande aussi la résiliation du contrat.

À moins d’une entente hors cour, la demande sera prochainement présentée à un juge.

Gestion Son Image inc. n’a pas rappelé «Le Journal de Montréal».

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