/news/currentevents

Boulevard dangereux à Saguenay

La mère d’un jeune qui lutte pour sa vie exige des changements

Pierre-Alexandre Maltais | Agence QMI

La mère du jeune homme de 19 ans qui lutte toujours pour sa vie après avoir été happé par une voiture à l’intersection du boulevard Université et de la rue Sainte-Anne à Chicoutimi a lancé mercredi une pétition afin que la dangereuse intersection soit sécurisée.

Lundi après-midi, Dominik Leclerc, 19 ans, a tenté de traverser le boulevard pour se rendre à sa résidence qui se trouve à deux pas de là quand il a été heurté de plein fouet par une voiture, le laissant pour l’instant dans un coma dont on ne sait toujours pas s’il parviendra à s’extirper.

Mercredi, sa mère Stéphanie Sigouin a mis en ligne une pétition qui avait déjà recueilli des centaines de signatures en soirée afin que le secteur reconnu pour le grand nombre d’accidents qui s’y produisent soit rendu plus sécuritaire. Elle interpelle la Ville pour que des mesures concrètes soient apportées le plus rapidement possible.

«Depuis un an et demi que j’habite ici et ça doit faire une douzaine d’accidents que je vois. Souvent, c’est deux véhicules, cette fois par contre, c’est mon fils... C’est un adulte de 19 ans, pas un jeune, et c’est quand même arrivé. Dans le quartier, il y a beaucoup d’enfants et une école primaire juste à côté. C’est vraiment dangereux», mentionne la femme, toujours au chevet de son fils mercredi.

Dangereux

Au cours des dernières années, des mesures correctives ont été apportées au secteur reconnu depuis longtemps comme l’un des plus dangereux du réseau routier de Saguenay.

En 2013, l’interdiction de tourner à gauche avait contribué à faire chuter le nombre d’accidents graves, sans toutefois les éradiquer.

Un énième accident impliquant quatre véhicules survenu en août 2016 avait aussi ravivé les demandes des citoyens du secteur afin que le niveau de sécurité du secteur soit à nouveau débattu. Depuis mercredi, Mme Sigouin reprend ainsi le combat que plusieurs ont tenté avant elle.

Pas de «si»

«Ce que je veux, c’est que ça bouge, que ça soit plus sécuritaire. La Ville m’a dit qu’ils avaient bien pris mon message, mais je ne veux pas savoir “si” c’est possible, je veux savoir “que” c’est possible», martèle la mère qui ne sait toujours pas si son fils s’en sortira.

«Il a un traumatisme crânien sévère. Les médecins ne peuvent même pas se prononcer... Son état est stable, mais il a une fracture du visage et le nez cassé. C’est la tête qui a reçu tout le coup. C’est vraiment une journée à la fois.»

Dans la même catégorie