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Quatre mois après son annonce

La vente du terrain pour le cimetière musulman n'est pas réglée

Sophie Côté | Agence QMI 

Stevens Leblanc

Quatre mois après son annonce, la vente d’une partie d’un terrain de la Ville de Québec au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) pour y aménager un cimetière musulman n’est toujours pas conclue. Le CCIQ vient de se voir accorder du temps pour finaliser ses études sur la qualité du sol, qui devront être soumises au ministère de l’Environnement.

«On n’a pas pu tout vérifier, on n’avait pas assez de temps, donc on a demandé une extension pour terminer nos études», a soutenu au «Journal de Québec» Mohamed Kesri, le responsable du dossier à la mosquée de Québec.

Selon une clause incluse dans l’offre d’achat, le CCIQ avait 90 jours pour faire vérifier, à ses frais, «la qualité environnementale et géotechnique» du terrain, situé tout juste au sud de la rue Frank-Carrel, et voisin du cimetière Belmont. La Ville vient d’accepter la demande du CCIQ.

Temps accordé

«Nous acceptons de leur laisser tout le temps dont ils ont besoin pour compléter et finaliser leurs analyses, afin qu‘ils puissent par la suite prendre leur décision concernant le terrain», a confirmé David O’Brien, porte-parole à la Ville de Québec.

L’offre d’achat stipule que si les vérifications effectuées par le CCIQ «révèlent la présence [...] de contaminant, polluant, déchet, matière, substance toxique ou dangereuse [...] ou [...] la présence de déficiences [...] ayant pour effet d’augmenter, de manière significative, les coûts du projet de construction envisagés par l’acquéreur», ce dernier peut se désister.

Autorisation du ministère

Le CCIQ doit également obtenir un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, une étape obligatoire lors de tout aménagement d’un nouveau cimetière au Québec.

Les analyses révèlent-elles des résultats qui pourraient mettre en péril la transaction ? Questionné par Le Journal, M. Kesri a répété qu’il était trop tôt pour se prononcer sur la question, leur expert étant toujours «en train d’étudier» les résultats, en vue d’une rencontre d’ici Noël au ministère de l’Environnement.

«Optimiste», mais...

«C’est ça [la rencontre] qui va définir notre avancement ou notre recul», a affirmé M. Kesri, qui se dit « optimiste». «Notre expert nous a donné de l’espoir, il nous a dit que c’est plus positif qu’autre chose, mais il ne peut pas se prononcer tant qu’il ne les a pas rencontrés [le ministère]. [...] J’essaie d’être optimiste que d’ici le Nouvel An, on passera peut-être chez le notaire», a-t-il avancé.

«Mais on ne sait jamais, vous savez, des fois quand on est trop optimistes, on se casse les dents, a-t-il ajouté, faisant référence au dur échec du projet de cimetière à Saint-Apollinaire, l’été dernier. Il faut s’attendre à tout. L’essentiel, c’est de rentrer dans le cadre de la loi et des règlements», a-t-il dit.

Le ministère de l’Environnement, interrogé sur les critères à respecter pour obtenir un certificat d’autorisation pour un tel projet, n’avait pas répondu au «Journal» au moment de mettre sous presse.

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