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Braconnage

Le ministre Blanchette s’attaque aux drones

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Le ministre Luc Blanchette a décidé d'actualiser la loi sur la conservation de la faune et d’interdire l’utilisation de drones pour traquer les animaux.

Cette technologie n’était pas répandue lors de la dernière révision de la loi, en 2009, ce qui a poussé le gouvernement Couillard à agir, a expliqué le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, lors d’une conférence de presse, vendredi.

Les lunettes de vision nocturne et d’imagerie thermale seront également prohibées dans un contexte de chasse, a-t-il précisé.

Selon le ministre, ce genre d’instruments n’est utile qu’aux braconniers et ne laisse aucune chance aux animaux. Cette éventuelle réglementation n’affectera pas la chasse récréative et légale, assure-t-il.

«Ça va faire en sorte que maintenant on va pouvoir mieux contrôler ces utilisations, qui sont un peu de tricher avec la nature», a expliqué le ministre.

Groupes criminels organisés

Il a indiqué que les groupes criminels de braconnage sont de plus en plus «organisés» et qu’ils ne «laissent rien au hasard» pour mener à bien leurs activités illégales.

Selon lui, l’utilisation de drones est commune chez les braconniers pour repérer, puis prendre en souricière des troupeaux entiers.

Par cette loi, le gouvernement espère donc donner des outils aux agents de la faune pour qu’ils sévissent avant que se produise la chasse illégale.

Par ailleurs, le gouvernement Couillard augmentera «de façon importante» le montant de la plupart des amendes en lien avec le braconnage afin d’avoir un «effet dissuasif accru». Par exemple, un individu qui piège un animal sans avoir de permis verra sa contravention maximale, lors d’une première offense, passer de 750 $ à 2200 $.

Le ministre veut également augmenter le délai durant lequel il est possible de poursuivre un présumé braconnier de deux à trois ans.