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Future imposition des allocations de dépenses

Philippe Couillard dénonce la politisation du débat sur la compensation salariale des députés

Charles Lecavalier - Agence QMI

bilan liberal

Simon Clark/Agence QMI

Le débat sur une hausse de salaire des députés de 5000 à 10 000 $ pour compenser la future imposition de leurs allocations de dépenses par le fédéral devra être réglé par un comité indépendant, a indiqué Philippe Couillard, qui critique la politisation de cette question.

«Est-ce dans l’intérêt de la démocratie, que les conditions de travail des élus reculent? Je ne crois pas [...] Il faut un comité indépendant, parce que les députés qui décident de leur rémunération sont en conflit d’intérêts», a affirmé Philippe Couillard vendredi lors du point bilan de son année politique.

Québec solidaire dénonçait jeudi, dans Le Journal, des manœuvres «en catimini» à l’Assemblée nationale pour augmenter le salaire des élus afin de protéger leur pouvoir d'achat. La même journée, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a également indiqué que le PLQ rejetait cette proposition. Il a ensuite accusé la CAQ de vouloir hausser la rémunération des députés.

«Nous ne serons pas les instigateurs de cette démarche, on va laisser ça à la CAQ. J’ai compris que les gens de la CAQ, au bureau de l’Assemblée nationale, étaient d’accord pour augmenter les salaires [...] Je pense qu’ils ont comme un double langage», avait affirmé M. Fournier.

Couillard dénonce la politisation

M. Couillard a dénoncé cette politisation excessive. «Le malheur, là-dedans, c’est que la politique partisane se mêle à ces discussions. Tout le monde est assis en chien de faïence et attend que le premier bouge pour dire: “Aha! Tu veux augmenter le salaire des députés! Regarde comme tu n’es pas bon, regarde si le monde ne va pas être content!”» a dit M. Couillard.

Il a par ailleurs indiqué que le Parti libéral ne déposerait pas de projet de loi pour compenser la perte de salaire des députés, car «ça va être immédiatement critiqué».

Il a par ailleurs déploré que des politiciens – il n’a pas nommé son leader parlementaire Jean-Marc Fournier – utilisent les discussions «à huis clos» du Bureau de l’Assemblée nationale pour tendre un «piège» à d’autres formations politiques.

«Le problème c’est la confiance qu’on s’accorde les uns les autres. Si, dans une réunion comme ça, les élus décident d’aller dans une direction et que c’est un piège pour être rapidement dénoncé la journée après que la décision soit communiquée, on ne fera jamais de progrès», a dit M. Couillard.

Ottawa a annoncé en mars dernier son intention d’imposer les allocations des députés provinciaux à partir de janvier 2019.

 

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