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Retraite de rêve

L’Europe à vélo depuis 1998

Caroline Lepage | Agence QMI   

Photo de courtoisie

Un couple de septuagénaires à la retraite découvre le Québec et l’Europe à vélo grâce à leurs nombreuses escapades, durant lesquelles ils roulent jusqu’à 125 km par jour.

Depuis 1998, Yvon Brunelle traverse l’océan tous les deux ans pour découvrir la France à vélo. Sa conjointe, Thérèse Lavallée, l’accompagne dans ses voyages depuis qu’elle a pris sa retraite, il y a 10 ans, comme préposée aux bénéficiaires auprès de personnes âgées dans le réseau public. C’était environ un an après celle de son mari.

Ils ont parcouru jusqu’à 125 km par jour, en France, avec leurs valises qui pèsent à elles seules l’équivalent du vélo, soit environ 50 livres.

«On connaît toutes les régions de la France mieux que la plupart des Français», lance M. Brunelle, âgé de 75 ans.

Voyages de groupe

Les deux Victoriavillois sont membres du club cyclo¬touriste du demi-siècle, réservé aux 50 ans et plus. Ce regroupement leur a permis de participer à des voyages organisés à vélo et de créer un réseau d’amitié outre-mer. Plusieurs Français leur offrent généreusement le gîte durant leurs visites. Avec l’argent qu’ils économisent, ils gâtent leurs hôtes et découvrent des produits typiquement français.

«Ce sont des amis pour la vie», dit M. Brunelle.

Sur la route, ces amateurs de plein air font aussi du camping. Durant leurs derniers voyages, ils ont intégré davantage la voiture pour pouvoir faire plus de route et explorer de nouveaux pays d’Europe, comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Émerveillés par la beauté des paysages, ils ne comptent plus leurs coups de cœur, comme les Cinque Terre qui forment une partie de la côte de la Riviera italienne.

«C’est à couper le souffle», évoque le couple, marié depuis 54 ans.

Au printemps dernier, la dame de 74 ans a contracté la bactérie E. coli et le couple a dû annuler le voyage qu’il avait prévu de faire cet automne en Europe.

«J’ai failli y passer, mais je suis revenue en forme comme avant», relate MmeLavallée.

Cet été, son mari est fier d’avoir parcouru, avec elle, 85 km à vélo dans les montagnes, au Centre-du-Québec. Partant de Victoriaville, ils ont attaqué les Appalaches en passant par Danville. Les routes sinueuses leur rappelaient les circuits des petites routes de montagne de l’Hexagone.

Même rythme de vie

Ces retraités peuvent vivre leurs voyages de rêve grâce à leurs saines habitudes de vie qui remontent au temps où ils élevaient leurs trois filles, qui ont toutes passé le cap des 40 ans. En plus du vélo, la famille a pratiqué le ski de fond, le jogging, le patin à roues alignées, etc. Ils s’alimentaient bien... et économisaient, sans trop se serrer la ceinture.

Pourtant, M. Brunelle dit n’avoir jamais fait fortune comme coordonnateur dans le milieu communautaire où il a développé de bonnes aptitudes en gestion financière.

Résultat : les deux maintiennent à la retraite le même rythme de vie, avec leurs revenus de 44 000 $ net par an, pour les deux.

Comment ils se sont payé leur retraite de rêve

-Thérèse Lavallée a investi dans le fonds de pension de son employeur.

-Avant de dépenser, le couple se demande toujours si l’achat correspond à un réel besoin pour éviter la surconsommation.

-Ils se sont endettés uniquement pour leur maison et leur voiture.

-Yvon Brunelle suit rigoureusement le budget conjugal.

-Vers la cinquantaine, le couple a souscrit à des placements REER dans les Fonds FTQ.

 
 

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