/regional/montreal/montreal

Crise au SPVM

«Ç'a été difficile pour la police» - Ian Lafrenière

TVA Nouvelles

Tout juste de retour à la tête des communications du Service de police de la Ville de Montréal, Ian Lafrenière est conscient que son organisation a beaucoup de travail à faire.

Alors que le SPVM est au coeur d'une crise sans précédent, le directeur intérimaire du SPVM Martin Prud'homme a décidé de ramener le porte-parole à son ancien poste environ un an et demi après qu'il eut été affecté à d'autres fonctions.

«J'aime beaucoup ce contact au quotidien. On n'est pas toujours du même avis, je m'engage à être honnête, intègre», a-t-il expliqué, ajoutant qu'il avait également une équipe à ses côtés qui gère entre 20 000 à 30 000 demandes annuellement.

M. Lafrenière dit qu'il n'a pas eu à être convaincu par son supérieur. «Je suis un bon soldat, si mon organisation a besoin de moi, je vais y aller. Mais c'était évident qu'il y avait des points qui étaient importants pour moi, pour retourner dans cette aventure.»

Il a martelé à plusieurs reprises qu'il fallait faire preuve de transparence et d'honnêteté. «Le chef est au même point et l'ensemble des gens de l'équipe des communications est au même point aussi. Être transparent ça ne veut pas dire ce que les gens veulent entendre, mais c'est être honnête et dire ce qui se passe», a-t-il insisté.

Les derniers mois ont été difficiles pour le SPVM. Plusieurs allégations criminelles auraient dû faire l’objet d'enquêtes et ne l’ont pas été, des personnes soupçonnées d’inconduites auraient fait l'objet d’un traitement préférentiel et des enquêtes ont été bâclées.

«On en a pris pour notre rhume. Je pense que ça n'a pas été facile. Il n'y a pas personne qui pouvait être content ou se réjouir de ce qui se passait, c'était triste, c'était vraiment triste», raconte le porte-parole.

Toutefois, il ne croit pas que le SPVM devra complètement rebâtir son image. «L'image est là, il faut enlever un peu de poussière, faut revenir à notre focus, à ce qu'on était. Si on reste dans ce qu'on doit faire au quotidien, ne pas faire les choses parce que ça parait bien, mais on va les faire parce qu'il faut les faire.» 

Il ajoute que, selon lui, tous les policiers ont trouvé cette période difficile, pas seulement ceux du SPVM. «Personne n'a aimé ce qu'il a vu. Ç'a été difficile pour la police avec un grand "p"».

Les révélations de «J.E.» sur les allégations de deux ex-enquêteurs qui affirment que le SPVM les a espionnés et que des preuves falsifiées ont ébranlé M. Lafrenière.

«Comme policier, comme humain, comme père de famille, quand tu regardes ça, vient te "shaker"», admet le porte-parole.

Conscient que de nombreux changements doivent encore être apportés au SPVM, M. Lafrenière a confiance en son organisation. «Il va y avoir des changements profonds», dit-il.

«Mon engagement, je vous ai parlé d'honnêteté, de transparence, et même si ça ne fait pas notre affaire, même s'il y a des choses qu'on n'aime pas, on va être là pour y répondre», conclut le porte-parole.

 

 

Dans la même catégorie