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Grand Nord

Les contrecoups des changements climatiques bien visibles

Dominique Lelièvre | Agence QMI

Les effets des changements climatiques ont déjà un impact concret sur les communautés autochtones du nord québécois, avertit un chercheur de Québec qui y a multiplié les recherches depuis 38 ans.

Michel Allard, professeur titulaire au département de géographie de l’Université Laval, a reçu mercredi le prestigieux prix de la famille Weston dans le cadre de la conférence Arctic Change 2017 qui se tient jusqu’à demain au Centre des congrès.

Durant sa carrière, le chercheur s’est principalement intéressé à la présence du pergélisol, ce sol gelé en permanence dans les régions arctiques, au nord du 55e parallèle. Ses résultats l’amènent à un constat des plus inquiétants pour l’avenir.

«Il y en a beaucoup qui a fondu, et où il n’a pas fondu, les températures ont augmenté. On a eu entre 2 et 3 degrés d’augmentation de la température du sol entre 1993 et 2005. Ç’a été assez dramatique», a confié le professeur qui s’est fait remettre 100 000 $ pour poursuivre ses travaux.

Selon lui, le paysage du Grand Nord s’est transformé en seulement quelques décennies. «C’est fascinant comme ça a changé», a lancé celui qui a vu les populations de caribou chuter drastiquement et la banquise reculer.

La fonte du pergélisol le préoccupe également, puisqu’elle met en péril les infrastructures des communautés qui se sont construites sur lui. «Je pense qu’il est absolument nécessaire d’adopter des accords sur le climat comme celui de Paris. On doit faire la transformation de notre économie», a avancé M. Allard.

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