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Don de cellules souches

Atteinte d'une rare forme de cancer, elle attend un donneur compatible

TVA Nouvelles

Une mère de famille atteinte d’une rare forme de cancer lance un appel à la population pour trouver un donneur de cellules souches qui pourrait lui sauver la vie.

Marie-Édith Boileau, mère de trois enfants, a appris à la fin août qu'elle est atteinte d’un lymphome anaplasique à cellule T, une rare forme de cancer des os. La femme originaire d’Haïti réside en Abitibi-Témiscamingue, mais pour une deuxième fois en quelques mois, elle doit être hospitalisée à l’hôpital Sacré-Cœur, à Montréal.

Il lui faut absolument un don de cellules souches pour survivre. En septembre, elle avait déjà lancé un appel à l’aide, mais aucun donneur compatible ne s’était manifesté. La mère de famille tente le coup à nouveau, en espérant que cette fois-ci, on trouve la personne qui pourra lui sauver la vie.

«Moi, c’est ma vie qui est en jeu présentement, dit Mme Boileau. C’est important [de s’inscrire]. Comme je dis tout le temps, ce n’est pas juste ma vie, mais c’est les vies de tout le monde qui en ont besoin.»

Peu de donneurs compatibles

Le donneur doit avoir le même bagage génétique que Marie-Édith, qui est d'origine haïtienne. Or, ce qui complique la situation, c'est que cette communauté est sous-représentée dans les banques de donneurs. Héma-Québec lance un appel à la population.

«Ce n’est pas tant la quantité qui entre en ligne de compte, c'est plus la diversité. Alors, ce qui est important, c'est d'avoir davantage de personnes qui ne sont pas caucasiennes, c'est-à-dire qui ne sont pas de race blanche», explique Laurent-Paul Ménard d’Héma-Québec.

Le combat de Marie-Édith n'est pas sans rappeler celui de Mai Duong qui, en 2014, cherchait désespérément un donneur de cellules souches. Près de 2 000 personnes d'origine asiatique s'étaient alors inscrites à la banque de donneurs. Marie-Édith a bon espoir que son message sera lui aussi entendu et qu'un donneur compatible sera trouvé.

Elle implore la population de s’inscrire au registre des donneurs de cellules souches d’Héma-Québec. On trouve présentement 65 000 personnes dans cette liste, mais seulement 0,4 % des inscrits font partie des communautés africaine ou antillaise.

Mme Boileau admet que passer le temps des Fêtes loin de chez elle, dans un hôpital, est loin d’être intéressant.

«Je trouve ça difficile. Ils vont venir me voir sûrement, mais c’est difficile, loin d’eux autres. Noël, c’est important de passer ça en famille ou avec des amis que t’aimes.»

-D'après les informations d'Elizabeth Laplante

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