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Conduite dangereuse

Arrêté avec une fillette à bord... pour une deuxième fois

Kathleen Frenette | Agence QMI

ARCHIVES/LA FRONTIÈRE/AGENCE QMI

Condamné en octobre pour des accusations de conduite dangereuse et fuite de la police alors qu’une fillette se trouvait à bord de sa voiture, un homme de Québec s’est fait reprendre dans les mêmes circonstances le 23 décembre.

En juin 2016, Yann Auclair était mis à l’arrêt pour avoir fui les policiers qui tentaient de l’intercepter puisque son permis de conduire était sanctionné.

Sur une distance de 3,5 kilomètres, Auclair avait alors brûlé de nombreux feux rouges, circulé en sens inverse de la circulation sur le boulevard des Chutes et omis de faire plusieurs arrêts obligatoires.

Pour réussir à le faire s’arrêter, les policiers avaient même dû, à deux occasions, percuter la voiture du fuyard pour s’apercevoir, par la suite, qu’il y avait à bord une enfant de quatre ans.

À la suite de sa comparution, Auclair avait été remis en liberté et, le 13 octobre dernier, après avoir plaidé coupable aux infractions reprochées, il se voyait imposer une peine de 45 jours de prison assortie d’une période de probation de deux ans et d’une interdiction de conduire d’une année.

Une sentence qui n’a pas semblé faire son effet puisque le 23 décembre, l’homme était arrêté dans des circonstances similaires.

Fuite et dépassement illégal

«Les policiers ont vu une Buick Verano blanche conduite par l’accusé et ils ont tenté de l’intercepter, mais le conducteur s’est engagé dans la voie inverse pour fuir», a brièvement expliqué la poursuivante, Me Gabriella St-Onge.

Comme le conducteur roulait «très rapidement» et qu’il effectuait «des dépassements illégaux», les policiers ont cessé de le suivre. Toutefois, quelques kilomètres plus loin, ils ont vu la voiture enlisée dans la neige.

«Les policiers ont donc procédé à l’arrestation de monsieur qui était avec la même enfant que lors de sa précédente arrestation», a ajouté Me St-Onge.

Dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté, il a été possible d’apprendre que la voiture conduite par Auclair appartenait à son père âgé de 72 ans et que ce dernier, qui se disait prêt à l’accueillir chez lui, était «plus ou moins au courant» que son fiston n’avait pas le droit de se retrouver derrière un volant.

Questionné à savoir ce qu’il entendait faire pour empêcher son fils de conduire s’il était remis en liberté, le septuagénaire a simplement dit qu’il allait «cacher ses clés dans ses poches».

Une garantie nettement insuffisante pour le juge Christian Boulet qui a gardé Auclair détenu.